Condé-sur-l’Escaut: Elle a fait vivre un enfer à sa fille mineure

C’est un dossier (heureusement) atypique que le tribunal correctionnel de Valenciennes a eu à juger ce mardi 6 janvier, avec une mère qui a fini par abandonner sa fille aujourd’hui âgée de 16 ans, faisant d’elle une pupille de l’État.

C’est le principal adjoint du collège qui a fini par avertir la police, craignant pour la sécurité de l’adolescente et de la meilleure amie de celle-ci. La mère avait en effet multiplié les menaces à l’encontre de sa progéniture en mai dernier. «  T’es morte ! Je vais te foutre un coup de couteau dans la g…  », a notamment lancé la trentenaire. Devant les services sociaux, elle a même assuré que «  si elle venait à se suicider, je serais débarrassée  ». Elle a servi à la meilleure amie, qui devait servir d’intermédiaire, un «  long monologue d’insultes et de menaces  » sur son téléphone. Les différentes familles d’accueil de sa fille y avaient aussi eu droit.

Déjà condamnée pour des violences et des appels malveillants

À la barre, la mère a regretté la forme, du bout des lèvres, mais répété que l’ado invente des choses sur elle, l’insulte, la frappe, monte ses frères et sœurs contre elle… «  Elle fugue des familles d’accueil pour venir chez moi !  », a-t-elle lancé. Sauf que la prévenue a déjà été condamnée pour des violences sur ses enfants, pour des appels malveillants, dénonciation calomnieuse.

L’expert psychiatre a relevé chez la trentenaire des traits antisociaux et paranoïaques. «  Il n’y a plus grand-chose d’humain dans tout ça, a constaté le procureur. Comment vous pouvez être une mère et avoir autant de méchanceté ?  ».

« Cette mère n’est pas un monstre »

«  Cette mère n’est pas un monstre  », lui a répondu Me Honnart, concédant toutefois que sa cliente a tenu des «  propos inacceptables  ». Elle a souligné ses «  troubles de la personnalité  » et la maltraitance que la trentenaire a également subie dans son enfance. Quant à l’abandon, elle a assuré qu’il s’agissait, certes, pour la prévenue de se protéger, mais aussi de protéger l’adolescente de leur relation toxique.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en prononçant la peine d’un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Elle devra également verser un total de 2500 euros pour sa fille et 600 euros pour l’amie.

Source la voix du Nord

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