Affaire Lelandais: La mort de Maëlys aurait pu être évitée

L’ex-compagne de Nordahl Lelandais affirme que le meurtre de la petite Maëlys aurait pu être évité si les gendarmes avaient pris au sérieux ses multiples appels à l’aide. 

L’ex-compagne de Nordahl Lelandais affirme que le meurtre de la petite Maëlys aurait pu être évité si les gendarmes avaient pris au sérieux ses multiples appels à l’aide. 

Deux ans après la disparition de Maëlys, l’ex-compagne de Nordahl Lelandais, le meurtrier présumé de la petite fille, s’est confiée au Parisien.

“Lorsque notre histoire a commencé, Nordahl voulait se faire passer pour un homme d’une droiture exemplaire”, raconte la jeune femme de 39 ans. L’homme lui aurait alors raconté plusieurs mensonges sur sa vie. “C’est un mythomane. Il ne dit jamais la vérité”, assure-t-elle. 

Dans l’intimité de leur vie de couple, Nordahl Lelandais se montre “très jaloux”, et “ne rigolait jamais”. Après une première séparation, le couple se sépare définitivement en 2016, un an après leur rencontre. Selon son ancienne compagne, le meurtrier présumé de la petite Maëlys et du caporal Noyer “était devenu insupportable, trop impulsif”. Elle affirme qu’il prenait “beaucoup de cocaïne”.

Après la rupture, Nordahl Lelandais aurait supplié la jeune femme de revenir sur sa décision. Il est ensuite devenu violent, donnant une claque à son ancienne compagne, avant de devenir menaçant. Elle aurait alors prévenu les gendarmes. “Il venait chez moi dans la nuit, m’espionnait lorsque je faisais mon footing, me suivait partout en voiture. J’étais terrorisée. (…) C’était devenu un homme froid. Cela m’a glacé le sang. Il m’a lancé : ‘Tu vas voir ce qui va t’arriver’. J’ai compris à ce moment-là que j’allais mourir”, raconte-t-elle.

Une plainte contre les gendarmes

La jeune femme affirme avoir prévenu les gendarmes à plusieurs reprises. Ces derniers auraient refusé de prendre sa plainte après la tentative de son ancien compagnon de lui foncer dessus avec sa voiture. “Ils ont cru Lelandais, qui, avant que j’arrive, était venu leur dire que c’était moi qui lui avais foncé dessus. Les gendarmes m’ont même demandé d’arrêter de le provoquer. Alors que c’était moi qui vivais un enfer”.

Selon la jeune femme, son ancien compagnon aurait violé la petite fille, fait qu’il nie en bloc. “Il a voulu réaliser un fantasme. Et il a dû filmer l’agression (…) Avant son arrestation, sa dernière petite amie a dit qu’il avait jeté un de ses téléphones dans la rivière. Peut-être parce qu’il y avait la vidéo de Maëlys.” 

Cette dernière affirme que la mort de Maëlys aurait pu être évitée si la gendarmerie avait entendu ses appels à l’aide. “Si on m’avait prise au sérieux, cela aurait permis de stopper Lelandais”, assure la jeune femme. “Si la gendarmerie m’avait écoutée, on aurait pu éviter la mort de Maëlys, c’est certain”.

Elle souhaite porter plainte contre les gendarmes qui selon elle, ne l’auraient pas prise au sérieux. 

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