Fortnite n’est plus qu’un immense trou noir, les enfants dévastés

Impossible de jouer à Fortnite, le célèbre jeu de Battle Royale où des dizaines de joueurs s’affrontaient sur une île jusqu’au dernier survivant. Depuis une douzaine d’heures, l’île en question a totalement disparu et il ne reste à la place qu’un trou noir, littéralement.

Ce n’est pas un accident et le jeu n’a pas disparu. Epic Games a terminé la dixième saison de Fortnite hier soir, en détruisant totalement l’île face à des millions de joueurs abasourdis. Mais au lieu de passer directement à la suite, l’éditeur a décidé de rester sur cette fin apocalyptique. Pour le moment, aucune communication officielle n’a été donnée, si ce n’est que c’est la fin. Et ils sont encore plusieurs dizaines de milliers à attendre la suite, sur YouTube, Twitch ou Periscope.

Les enfants sont dévastés par cette attente qui est très longue pour eux.

C’est la cas de ce jeune enfant qui vient de comprendre que Fortnite n’est pas revenu au lendemain de l’épilogue de la saison 10. Mais il n’y a pas que les enfants, car les adultes aussi s’y mette. Radio Capitole a sélectionné pour vous les meilleurs diffusions de colère de ces adeptes de jeux.

En attendant, ce trou noir a permis à Epic Games de faire parler de son jeu que certains considéraient déjà sur la fin. Et puis c’est une bonne manière de préparer ses serveurs tranquillement pour le chapitre 2. 

Les bienfaits des jeux vidéo

L’enfant peut renforcer certaines qualités et habiletés par l’utilisation de jeux vidéo, selon le type de jeux choisi. Plusieurs spécialistes en ont d’ailleurs reconnu les bienfaits.

  • Les jeux vidéo peuvent favoriser la création de liens avec les autres, à la fois en ligne (jeux multijoueurs) et hors ligne, puisque environ 70 % des enfants partagent cet intérêt.
  • Certains jeux multijoueurs, par exemple les jeux d’énigmes, nécessitent un travail d’équipe et de la coopération.
  • Selon leur nature, les jeux vidéo peuvent contribuer à améliorer l’estime de soi ou l’humeur de l’enfant. Même si les jeux vidéo ne constituent pas une solution aux problèmes d’estime de soi, ils peuvent aider l’enfant à se sentir mieux. Par exemple, l’enfant qui a une moins bonne estime de lui peut, en réussissant une mission ou en complétant un niveau du jeu, vivre des réussites et développer ainsi une meilleure image de lui-même.
  • Certains jeux vidéo développent des habiletés utiles pour les matières scientifiques, comme la logique, la vitesse de traitement de l’information et les habiletés visuelles et spatiales. Ils ont un avantage sur les jeux traditionnels dans ce domaine, car l’interaction et la rapidité d’exécution demandée renforcent certaines aptitudes intellectuelles.
  • D’autres jeux vidéo plus lents, comme les casse-têtes ou certains jeux d’enquêtes, améliorent la capacité de résolution de problèmes. Comme les règles ne sont pas écrites, l’enfant doit faire preuve de déduction et de créativité pour résoudre des problèmes dans des situations très variées.
  • Les jeux vidéo sont moins passifs que la télévision et peuvent être l’occasion d’apprendre de façon active certaines matières (mathématiques, histoire, langue) et d’informer les enfants sur des thèmes sociaux. Bien choisis, ces jeux peuvent renforcer l’empathie, l’ouverture à d’autres réalités que la sienne et aiguiser le jugement.
  • L’objectif principal des jeux vidéo est de motiver le joueur à compléter les différents niveaux afin de réussir le jeu. Des études montrent un effet sur la capacité de l’enfant à conserver sa motivation à long terme et à persévérer jusqu’à la réalisation d’une tâche. Ce type d’engagement peut se poursuivre en dehors du jeu, dans le sport et à l’école par exemple.

Les risques liés aux jeux vidéo

Il faut rester vigilant et encadrer l’utilisation des jeux vidéo, car ils comportent des pièges qui peuvent nuire au développement et à la santé de l’enfant.

  • Lorsqu’un enfant passe du temps devant un écran, il ne consacre pas ce temps à bouger et à s’activer physiquement. Même si votre enfant sautille et gesticule devant son jeu préféré, cela ne remplace en rien l’activité physique nécessaire à son développement psychomoteur.
  • La luminosité dégagée par les différents écrans tient le cerveau éveillé en réduisant le taux de mélatonine, l’hormone régulatrice du sommeil. Il est donc recommandé d’en limiter l’usage en soirée et d’éviter que l’enfant y soit exposé avant le coucher.
  • Peu importe le type de jeu vidéo, le risque de développer une dépendance est toujours présent. Toutefois, l’enfant qui développe une dépendance cache généralement un problème d’adaptation à son environnement. Au-delà du nombre d’heures passées devant l’écran, certains comportements constituent des signaux d’alerte pouvant indiquer une dépendance : niveau d’anxiété élevé, agitation à l’école, présence de cauchemars fréquents et irritabilité. Il est donc important de rester attentif à ce que vit l’enfant.
  • Il est important de surveiller de près le contenu des jeux vidéo auxquels joue l’enfant. De nombreuses études font d’ailleurs un lien entre la violence de certains jeux vidéo et l’éventail de comportements que l’enfant est susceptible d’adopter par la suite. Le risque lié aux jeux vidéo violents est d’apprendre à l’enfant que parmi les solutions à un problème, plusieurs comportements violents sont possibles et efficaces, et même valorisants. D’ailleurs, plus le jeu est réaliste, plus l’apprentissage est important, car l’enfant s’identifie facilement au personnage. Par contre, les effets négatifs des jeux vidéo violents sont beaucoup moins importants lorsqu’il s’agit de jeux collaboratifs, car le jeu en équipe réduit l’effet de la violence en développant, en premier lieu, les capacités de collaboration et d’entraide. Peu importe l’âge de votre enfant, les moins bons jeux vidéo sont violents, réalistes et individuels.
  • Certains jeux vidéo véhiculent aussi des stéréotypes, notamment à l’égard des femmes et des nationalités.
  • Les jeux vidéo actuels sont souvent enrichis en cours de route par les utilisateurs eux-mêmes. Ces ajouts ne sont pas cotés, et du contenu inapproprié peut se retrouver dans des jeux initialement cotés pour tous.
  • Les jeux multijoueurs se jouent sur Internet avec des joueurs inconnus, de tous les âges. Ces joueurs peuvent converser entre eux, et comme leurs discussions ne sont pas encadrées, elles pourraient ne pas convenir à un enfant.
L’effet des jeux vidéo sur le comportement

Nécessaire à l’activité normale du cerveau, la dopamine est un messager chimique lié, entre autres, à l’attention, au plaisir et à la motivation. Lorsqu’un enfant joue à des jeux vidéo pendant une longue période, la dopamine contenue dans son cerveau est alors utilisée. Par la suite, le cerveau a besoin d’un certain temps pour refaire ses réserves.Comme le manque de dopamine rend moins attentif, plus émotif et parfois même agressif, il faut vous attendre à ces comportements lorsque votre enfant a joué pendant une longue période à des jeux vidéo. Si c’est le cas, vous pouvez envoyer votre enfant jouer dehors, car c’est une bonne façon de favoriser la production de dopamine dans son cerveau.

Les recommandations

Afin de minimiser les risques liés à l’utilisation des jeux vidéo, tout en profitant de leurs bienfaits, voici les recommandations des spécialistes.

  • Encadrez le temps d’utilisation. Il est recommandé de limiter le temps d’exposition aux écrans (télévision, jeux vidéo, Internet) à un maximum de 2 heures par jour pour les enfants de 5 à 11 ans.
  • Évitez la présence d’écrans et de consoles dans la chambre de votre enfant, car son activité de jeu est très difficile à contrôler après l’heure du coucher. Installez plutôt la télévision et la console à un endroit plus central de votre maison (ex. : salon, salle de jeu). Ainsi, votre enfant n’a pas à s’isoler pour s’adonner à son loisir et vous pouvez en plus avoir un œil sur le type de jeu avec lequel il aime jouer.
  • Procurez à votre enfant des jeux de différents types (ludoéducatif, d’aventure, stratégique, de simulation) pour développer des habiletés et des champs d’intérêt variés.
  • Assurez-vous que le contenu des jeux vidéo correspond à vos valeurs. Choisissez, par exemple, des jeux qui exposent votre enfant à la diversité et enseignent le respect de l’autre.
  • Informez-vous sur le contenu des jeux vidéo de votre enfant pour vous assurer qu’ils sont adaptés à son âge, mais aussi à son niveau de maturité.
  • Lorsque votre enfant joue à un jeu vidéo, profitez-en pour passer du temps avec lui. Discutez avec lui de ses goûts et de ses champs d’intérêt. Peut-être vous laisserez-vous prendre au jeu et jouerez-vous en mode coopération avec lui.
  • Observez si le comportement de votre enfant change. S’il devient plus irritable, s’il est nerveux ou s’il s’isole, prenez le temps de comprendre ce qu’il vit et de trouver la source du changement pour remédier au problème.
  • Quel que soit son format, le jeu reste une activité centrale dans la vie d’un enfant. Évitez d’être trop critique envers les jeux vidéo si votre enfant les affectionne. Rejeter en bloc ce type d’activités revient à rejeter une part de l’univers dans lequel votre enfant grandit. Cela peut être vécu comme blessant ou humiliant et le pousser à se renfermer sur lui-même.

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