Bouches-du-Rhône: un père qui avait mordu et frappé son bébé condamné pour maltraitance

Un homme de 23 ans a avoué devant le tribunal avoir mordu son bébé de 11 mois au bras et avoir été violent à plusieurs reprises car il n’arrivait pas à le calmer. Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis.

Un homme âgé d’une vingtaine d’années a été condamné ce lundi par le tribunal de Tarascon à 18 mois de prison dont 10 avec sursis, pour des faits de violence envers son bébé de 11 mois et sa femme, selon nos confrères de La Provence.

Les gendarmes ont initialement du intervenir pour une dispute de couple qui avait dégénérée. L’homme a refusé de laisser rentrer sa femme et son fils, avant d’être violent avec elle. Dès les premières auditions, la femme avoue avoir été victime d’épisodes de violences, et confie aux policiers ses doutes concernant des violences de son compagnon envers leur fils de 11 mois.

“J’en pouvais plus et j’en suis venu à le mordre”

Lors du procès, l’homme va finir par avouer de lui-même avoir été violent à plusieurs reprises avec son fils. Seul avec le bébé, sans parvenir à le calmer, il lui arrive même de le mordre au bras.

“Un soir, elle m’a laissé le petit à la maison, il pleurait beaucoup, je lui ai donné un biberon ou deux et ce n’est pas passé. À un moment, j’en pouvais plus et j’en suis venu à le mordre”, reconnaît le prévenu lors de son procès, rapporte La Provence.

Un acte violent répété, selon ses dires. Un jour, il saisit violemment son fils par le visage pour qu’il arrête de pleurer, lui causant des bleus au visage et au bras. À la mère de l’enfant, il prétexte une chute accidentelle. 

Si l’homme affirme regretter ses actes, ne pas se pardonner, et vouloir assumer à l’avenir son rôle de père avec l’enfant, sa mère ne “veut plus que son fils souffre” et ne veut pas lui laisser le bébé tant qu’il n’aura pas changé. Le père a été condamné à 18 mois de prison dont 10 avec sursis, une obligation de suivre des soins, et une interdiction de contacter la mère et l’enfant, tant qu’un juge aux affaires familiales n’aura pas prononcé de décision en ce sens.

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