Caen: Un nouveau portrait vieilli suite à la disparition de Mathis

Comme cela avait déjà été le cas en 2015, Nathalie Barré vient de faire réaliser un nouveau portrait vieilli de Mathis aux États-Unis par une structure en lien avec le FBI. Elle souhaite le voir diffusé à l’international. Objectif : relancer l’enquête et obtenir de nouveaux témoignages sur l’endroit où Mathis pourrait se trouver.

Me Aline Lebret, avocate de Nathalie Barré, confirme, ce vendredi 25 octobre 2019, son intention de déposer plainte, comme nous l’évoquions le 2 septembre, contre l’État « pour dysfonctionnement du service public de la justice » . Sa cliente considère en effet que « l’enquête piétine » et que « certains actes d’investigations n’ont toujours pas été réalisés ».

Ce portrait va être d’abord transmis à interpol. Il sera également diffusé sur les réseaux sociaux, sous forme d’affiches et d’autocollants par le comité de soutien à Mathis. Mais l’idéal selon Nathalie Barré et son avocate, ce serait “un appel à témoins national avec les magistrats en charge du dossier pour réveiller des souvenirs auprès d’un maximum de personnes“. Un appel à témoins que les deux femmes disent attendre depuis quatre ans maintenant.

Asssigner l’Etat en justice

Pour faire “faire bouger les choses“, elles ont décidé d’attaquer la justice…en justice. “Nous avons décidé d’assigner l’Etat, c’est à dire de lui faire un procès, pour dysfonctionnement du service public de la justice. Il y a eu des retards, des carences, des choses qui sont totalement anormales“, dénonce Maître Aline Lebret, “On a notamment fait disparaître des scellés, des éléments de preuve, des pièces sur lesquelles on peut enquêter.” Et de citer en exemple le camping-car de Sylvain Jouanneau , le père de Mathis, vendu aux enchères. 

Si l’Etat est condamné, Nathalie Barré sera indemnisée. “Mais ce n’est pas le but“, souligne l’avocate de Nathalie Barré, “On demande que cette photo soit diffusée au niveau national, qu’il y ait une conférence de presse. C’est quand même pas très compliqué à organiser. Nous, parties civiles, on ne peut pas le faire, pas simplement comme pourrait le faire le procureur de la République ou le juge d’instruction. Il faut mettre en relation la photo de Mathis avec un numéro de la police nationale, un numéro vert, et des enquêteurs qui doivent être prêts, derrière, à recevoir les témoignages.

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