Oise : Le corps calciné est celui d’une ado de 15 ans recherchée à Creil

Le corps retrouvé calciné dimanche dans un cabanon incendié à Creil (Oise) a été “formellement identifié” comme celui d’une adolescente de 15 ans dont la disparition avait été signalée par sa famille samedi, a annoncé mardi soir le parquet de Senlis.

“Le corps a été formellement identifié ce jour au moyen d’une expertise génétique, a expliqué le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier. Il est confirmé qu’il s’agit du corps d’une jeune femme née en août 2004, et donc âgée de 15 ans au moment de son décès, et dont la disparition avait été signalée par sa famille, postérieurement à son décès.”

Cette jeune fille avait été retrouvée morte dimanche dans les décombres d’un cabanon de jardin pour l’incendie duquel les pompiers étaient intervenus vendredi soir à Creil. L’autopsie menée lundi avait permis de confirmer que “le décès était le résultat de violences”, selon les mots du parquet.

Cette cabane servait de lieu de rendez-vous pour plusieurs jeunes habitants du secteur. « C’est une sorte de squat, poursuit Céline. Des voisins ont écrit au bailleur cet été pour se plaindre du bruit. Il y avait souvent des passages de scooters. Des barbecues ont été organisés. Des garçons et des filles s’y retrouvaient parfois ensemble. On entendait tout. »

La police contacte pour la première fois les parents de l’adolescente dimanche, en fin de journée. « Ils nous ont demandé de venir le lendemain au commissariat avec des objets et des peignes de notre fille pour réaliser des analyses ADN. C’est atroce. Ce ne sont pas des humains qui ont fait ça, ce ne sont pas des animaux, c’est pire. »

L’adolescente était enceinte selon son frère

« Nous vivions en parfaite harmonie, elle n’aurait jamais fugué, confie sa maman. Je ne l’aurais jamais rejetée. C’était ma poupée, ma princesse. Elle n’était pas une délinquante. Elle n’était pas méchante. »

Son frère signale que l’adolescente était enceinte – ce que ne confirme ni n’infirme le parquet de Senlis – et y voit là un possible début d’explication au drame. « J’aurais pris soin de son bébé », déplore sa mère.

En 2017, l’adolescente avait été agressée à Creil. « Nous l’avions scolarisée au lycée Cassini de Clermont pour l’éloigner du quartier. Je souhaitais l’inscrire en internat. Elle refusait. Elle voulait rester à la maison. Elle avait ses petites habitudes. On était bien. »

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