Oise: Le suspect, un adolescent de 17 ans, a été mis en examen et écroué.

C’est un drame dont nous vous avons parlé cette semaine: une jeune fille de 15 ans a été découverte morte, calcinée, dans un cabanon de Creil, dans l’Oise, dimanche dernier.

Après enquête, son petit ami, un mineur de 17 ans, a été mis en examen jeudi soir et écroué pour assassinat. 

Le corps de la victime, d’origine mauricienne, avait été découvert calciné dimanche par des jeunes de son quartier dans les décombres d’un cabanon de jardin incendié, sur lequel les pompiers étaient intervenus vendredi soir. 

Suite aux premières constatations et après avoir reçu des témoignages “concordants”, les enquêteurs avaient interpellé le suspect mercredi au domicile de sa mère. Lors de sa garde à vue, “ce garçon a soit contesté toute implication dans les faits, soit exercé son droit de garder le silence (…) Il a reconnu avoir côtoyé la jeune fille en août, avoir parlé deux jours avec elle et couché une fois avec elle sans protection”, a déclaré jeudi après-midi le procureur de la République de Senlis Jean-Baptiste Bladier, lors d’une conférence de presse.

“Meurtre avec préméditation”

D’après les déclarations du mis en cause, “c’est lui qui a mis fin à cette relation”, la jeune fille continuant à le “poursuivre” avec “assiduité”, a dit le magistrat. Le suspect affirme “ne s’être jamais rendu dans le cabanon”. Mais sur demande du parquet, après “divers éléments graves et concordants”, il a été mis en examen pour “meurtre avec préméditation” et “destruction du bien d’autrui par moyen dangereux”, a annoncé le procureur dans un communiqué jeudi soir.    

Présenté à un juge des libertés et de la détention, il a été incarcéré au centre pénitentiaire de Liancourt jusqu’au débat contradictoire, dont il a demandé le report et qui aura lieu le 5 novembre, a-t-il précisé.

La disparition de la jeune fille, vendredi soir, inquiète tout de suite ses parents. Sortir sans prévenir, ce n’est pas dans les habitudes de la jeune fille d’origine mauricienne: Pour sa mère, si elle a quitté la maison se soir là, c’est parce qu’elle devait être menacée. 

“Tuée parce qu’elle était enceinte”

Dès le samedi matin, la famille signale sa disparition à la police. Dimanche, son corps est retrouvé calciné, dans les décombres d’un cabanon de jardin. A 500 mètres du domicile familial. 

Trois témoignages ont notamment retenu l’attention des enquêteurs. L’un d’eux, une “connaissance” du suspect, a dit avoir recueilli dès vendredi soir les “confidences précises” du jeune homme, qui lui aurait indiqué “avoir tué sa petite amie parce qu’elle était enceinte”.

“L’intéressé aurait confié (…) avoir prémédité son acte, avoir administré plusieurs coups de couteau à la victime et avoir mis le feu au corps à l’aide d’une substance inflammable”, a détaillé M. Bladier. 

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