Mulhouse: Les élèves d’un lycée évacués après un canular

Les élèves d’un lycée de Mulhouse ont été évacués de leur établissement ce mercredi après-midi, après “une fausse alerte” à la bombe et des soupçons d’hommes armés dans les toilettes de l’établissement. Il s’agissait en fait d’un canular téléphonique, selon nos informations.

Le lycée Roosevelt de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, a été évacué ce mercredi après-midi, après des soupçons d’alerte à la bombe. Selon nos informations, tous les élèves ont du être évacués et un important dispositif policier a été déployé dans l’établissement secondaire afin de procéder à des vérifications.

L’intervention policière était “très clairement due à une fausse alerte” à la bombe, d’après le parquet. Le ministère de l’Intérieur a fait savoir qu’il s’agissait en fait d’un “canular”.

“Il n’y a plus d’inquiétude à avoir”

Des levées de doute ont eu lieu afin de vérifier qu’aucune bombe n’était dissimulée dans le bâtiment, mais l’opération des forces de l’ordre a été bouclée peu après 17h30, et “rien n’a été retrouvé” selon  la procureur de la République de la ville, Edwige Roux-Morizot. “Il n’y a plus d’inquiétude à avoir”, a-t-elle ajouté.

“Suite à une alerte au lycée #Roosevelt de Mulhouse, les élèves confinés ont pu quitter le bâtiment”, avait indiqué la préfecture du Haut-Rhin peu avant sur Twitter

Le personnel de l’établissement scolaire a été alerté en milieu d’après-midi, après avoir reçu un appel malveillant évoquant “une prise d’otages”. Le directeur du lycée décide alors d’évacuer la quasi totalité des bâtiments du lycée, à l’exception d’une salle de classe qui a été confinée. Alors que les forces de l’ordre se mettaient en place, celles-ci ont à leur tour reçu un appel faisant état d'”un homme armé dans les toilettes” de ce même lycée.

Aucun coup de feu n’est entendu par les témoins présents sur place, et personne n’a par ailleurs repéré d’individu armé ou suspect au sein des bâtiments. L’intervention policière a finalement permis de révéler qu’il s’agissait d'”un canular”.

Une plaisanterie de ce genre peut valoir très cher. Le ou leurs auteur(s) risquent ainsi deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende pour avoir “communiqué ou divulgué une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être commise”, selon l’article 322-14 du Code pénal.

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