Infanticide: une mère et son ex-compagnon aux assises du Tarn

Elisa Delga et son ex-compagnon Mickael Taboulot comparaissent à partir de mardi devant la cour d’assises du Tarn pour des violences volontaires ayant entraîné la mort du bébé de la jeune femme, sans intention de la donner.

Leurs rôles dans cet infanticide restent flous, les deux accusés se rejetant la faute des coups portés sur le bébé d’un an qui ont entraîné sa mort le 17 janvier 2017 au domicile de sa mère à Gaillac.

“Je ne suis pas coupable des faits, je suis seulement coupable de n’avoir pas pu le sauver”, a affirmé la mère lors de la première journée d’audience.

D’après l’autopsie, l’enfant est décédé d’un traumatisme encéphalique et son agonie a duré plusieurs heures. Plusieurs expertises médicales ont conclu à l’existence d’au moins un épisode de violence 24 à 48 heures précédant son décès, et d’un autre 48 à 72 heures avant. 

Elles ont également révélé plusieurs fractures plus anciennes des côtes, d’une clavicule et des hémorragies à l’abdomen et à la tête.

Le grand-père maternel du bébé, Roland Delga, est lui aussi dans le box des accusés pour non dénonciation de mauvais traitements. 

Trois jours avant le décès, il avait dit à sa fille d’emmener l’enfant à l’hôpital “sinon il va mourir”, d’après la lecture de la mise en accusation. La mère avait refusé de peur que l’enfant ne soit placé.

La mise en accusation souligne également que le médecin traitant avait noté des problèmes de croissance et de poids, et que le jour du décès du bébé, Elisa Delga devait rencontrer la juge des enfants, en vue d’un placement.

L’ancien compagnon de la mère rejette aussi les faits qui lui sont reprochés. Il a déjà fait de la détention, alors qu’il avait moins de 16 ans, pour viol sur mineur. Il a lui-même été victime enfant de maltraitances sexuelles de la part de son beau-père. 

La grand-mère maternelle et l’association La voix de l’enfant sont partie civile. 

Le verdict est attendu vendredi après-midi.

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