Viol en réunion d’une adolescente en 2011: cinq ans requis en appel contre sept accusés

Le parquet a requis ce vendredi à l’encontre des sept accusés cinq ans d’emprisonnement, dont un à trois ans avec sursis.

Après un acquittement controversé en première instance, cinq ans de prison ont été requis ce vendredi en appel contre sept jeunes accusés d’avoir participé au viol en réunion d’une adolescente de 14 ans en 2011 à Antony, dans les Hauts-de-Seine, a-t-on appris auprès des avocats.

Jugés à huis clos depuis lundi devant la cour d’assises des mineurs du Val-d’Oise, ces sept accusés, dont six avaient entre 15 et 17 ans et l’un 20 ans à l’époque des faits, avaient été acquittés à l’issue de leur premier procès, en mars 2017. Une pétition dénonçant cette décision avait recueilli quelque 50.000 signatures, et le parquet général avait interjeté appel. 

Des jeunes acquittés en 2017

Plus de deux ans plus tard, et après la vague #metoo qui avait braqué les projecteurs sur les violences sexuelles, le parquet a requis ce vendredi à l’encontre des sept accusés cinq ans d’emprisonnement, dont un à trois ans avec sursis.
    
Dans la nuit du 9 au 10 septembre 2011, l’adolescente, qui était seule dans l’appartement de son père à Antony, a raconté avoir été violée par des jeunes de son quartier, dont certains avaient le visage partiellement dissimulé, pendant plusieurs heures. Les accusés avaient, à l’époque, reconnu des rapports sexuels mais affirmé qu’ils étaient consentis. Au cours de l’instruction, ils avaient évoqué une réputation de “fille facile” de la partie civile.

Deux autres jeunes poursuivis dans ce dossier, qui étaient âgés de moins de 15 ans au moment des faits, ont été condamnés par le tribunal pour enfants. L’un d’eux avait fait condamner l’Etat pour “déni de justice” en octobre 2017, du fait de délais trop importants dans l’instruction.

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