Cold case : 32 ans après, un appel à témoins pour élucider l’affaire Raymond

L’enquête sur le meurtre de Virginie Raymond, adolescente poignardée dans sa cuisine, en 1987 à Besançon, explore depuis peu « une nouvelle piste ». Déterminée à élucider ce sordide cold case, la police judiciaire diffuse un appel à témoins très précis, ce mercredi.

Qui a poignardé Virginie Raymond ? Cette douloureuse question reste en suspens. Trente-deux ans après la découverte, à Besançon, du cadavre ensanglanté de l’adolescente, la police judiciaire diffuse ce mercredi un appel à témoins très précis, dans le but de reconstituer le puzzle.

Remobilisés sur ce cold case depuis 2015, les enquêteurs bisontins confient « explorer une nouvelle piste ». C’est un rebondissement inattendu, et inespéré par les parents de la victime, toujours hantés à l’idée de savoir le meurtrier de leur fille unique en liberté.

À la recherche d’un amateur de photo

L’appel à témoins se décompose en trois points très particuliers. Il concerne d’abord « toutes les femmes nées entre 1964 et 1976 qui, sur Besançon et alors qu’elles étaient encore adolescentes, ont pu être accostées dans la rue par un homme les sollicitant pour être prises en photo ».

La police s’intéresse de très près à cet inconnu, âgé d’une vingtaine à une trentaine d’années à l’époque des faits, et qu’elle présente comme un « témoin important » pour l’enquête.

Tous les voisins de la famille Raymond invités à se faire connaître

Les autorités aimeraient également renouer contact avec l’ensemble des personnes qui, en 1987, habitaient le 134, le 134 A et le 134 B, rue de Belfort, à Besançon, ainsi que leurs voisins du 8, rue Schweitzer.

Le dernier point concerne Dijon. Le 9 octobre 1987 – soit onze jours avant d’être tuée – Virginie avait pris le train en douce pour Dijon, où elle a été reconnue par un témoin place Darcy. Elle était alors en compagnie de trois jeunes garçons. Ceux-ci ne sont pas soupçonnés d’être impliqués dans son meurtre, mais sont également recherchés par les enquêteurs. Toute personne susceptible d’avoir aperçu Virginie Raymond courant octobre 1987 à Dijon est invitée à les contacter.

Nouvelles stratégies d’investigation

Virginie avait 16 ans et la vie devant elle, quand la mort l’a happée. L’adolescente venait de quitter l’école avec un rêve en tête : devenir photographe. Lancée sur cette voie, a-t-elle fait une mauvaise rencontre ? Les interrogations restent nombreuses, mais l’espoir de résoudre ce crime sordide demeure.

Les fins limiers de la PJ ont repris le dossier de A à Z, en s’appuyant sur des techniques d’investigation et des moyens scientifiques du XXIe  siècle. Ils ont tout décortiqué, tout analysé, pour ouvrir de nouvelles portes. Les scellés ont été exhumés des sous-sols du palais de justice. De nombreuses personnes ont été réentendues. Même les enquêteurs de l’époque, aujourd’hui en retraite, ont été mis à contribution. Avec une seule volonté, commune à tous et imperméable au temps qui passe : rendre justice à Virginie Raymond.

Pour contacter la police : 03.81.21.11.80 ou 03.81.44.58.70 (24 heures sur 24).

Source

Laisser un commentaire