Etude Ifop : 22 % des hommes admettent avoir agressé sexuellement une femme

Le New York Times avait publié un article sur Harvey Weinstein, accusé de harcèlement sexuel sur plusieurs femmes le 5 octobre 2017. Le producteur était à nouveau mis en cause pour des faits d’agressions sexuelles et de viols quelques jours plus tard. La série de révélations avait alors provoqué une déflagration mondiale lorsque l’actrice Alyssa Milano avait décidé de lancer une campagne de témoignages sur les réseaux sociaux avec le mot-clé #MeToo (“Moi aussi” en français).

Où en sont les hommes ? 

Deux ans après le lancement de ce mouvement, la question se pose : qu’est-ce qui a changé chez les hommes ? Les résultats d’une étude menée par l’Ifop pour le magazine ELLE, publiés le 8 novembre, soulèvent les dysfonctionnements persistant dans les rapports entre les hommes et les femmes. Si 37 % des hommes interrogés ont affirmé une amélioration de leurs relations avec les femmes après #Metoo, 39 % ont évoqué un impact négatif. Certains (17 %) indiquaient même être “déstabilisés” après la libération de la parole des femmes.

Des chiffres glaçants

Parmi les personnes sondées, certains admettent avoir commis au moins une agression sexuelle (embrasser une femme, lui caresser les parties intimes ou avoir une pratique sexuelle alors que celle-ci n’était pas consentante), au cours de leur vie. Les chiffres sont plutôt effrayants puisqu’ils sont 22 % l’avoir reconnu. Cette même étude révèle que 40 % des moins de 30 ans affirment ne pas vérifier systématiquement que leur partenaire avait approuvé avant un rapport sexuel, note le site Psychologies.

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