Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon est sorti du coma mais dans un état toujours critique

Willy Bardon, qui a avalé “un pesticide” vendredi après l’annonce de sa condamnation à 30 ans de réclusion criminelle dans l’affaire Élodie Kulik, est “en phase de sortie progressive du coma” mais dans un état toujours “critique”, indique, ce samedi le procureur d’Amiens à l’Agence France Presse.

Willy Bardon, qui a avalé “un pesticide” vendredi après l’annonce de sa condamnation à 30 ans de réclusion criminelle dans l’affaire Élodie Kulik est toujours au service de réanimation du CHU d’Amiens. “Son état reste critique dès lors que l’on n’est pas sorti de cette phase”, déclare le procureur Alexandre de Bosschère.  

Le produit ingéré est un pesticide appelé le Temik. C’est un produit extrêmement dangereux dont la commercialisation est extrêmement réglementée sur le territoire français et européen et qui a des effets à la fois sur le système nerveux et le système cardio-vasculaire”.

Ce pesticide “a des effets en une dizaine ou une quinzaine de minutes”, précise aussi le procureur, saluant “la rapidité d’intervention à la fois des policiers de l’escorte et des pompiers, ce qui a été décisif pour que son état ne soit pas encore plus grave”.  L’enquête ouverte par le parquet doit notamment déterminer comment Willy Bardon s’en est procuré et “si c’est un acte qui avait été prémédité, organisé et de quelle manière”.  

Comparaissant libre à l’audience, Willy Bardon “a très bien pu venir ce jour-là avec ce produit”, précise le magistrat, rappelant qu’il n’avait pas été autorisé à quitter la salle des assises pendant le délibéré.  Juste avant le prononcé du verdict, la police l’a installé dans le box des accusés et réalisé par précaution “une fouille très minutieuse”, visant à “retrouver d’éventuels objets dangereux”. 

Un produit de très petite taille

Mais “on était face à un produit de très petite taille” et “malheureusement, cette gélule n’a pas été vue”, regrette Alexandre de Bosschère, précisant que “légalement la fouille dans cette situation là n’est pas un acte obligatoire”.  “Il est possible qu’il l’ait eu dans son mouchoir”, a-t-il noté. Questionné par ses avocats juste après, Willy Bardon “n’a pas expliqué son geste”.  

“J’espère véritablement qu’il se remettra de cet empoisonnement, c’est quelqu’un qui a droit aujourd’hui de faire appel de la décision” et “doit assumer les conséquences de la condamnation prononcée, fruit d’un travail extrêmement intense du ministère public, des enquêteurs et des jurés”, a conclu Alexandre de Bosschère. 

Laisser un commentaire