Un numéro pour répondre aux pédophiles testé en Centre Val de Loire

C’est le CRIAVS, le Centre ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles, basé au CHU Trousseau à Tours qui gère ce numéro unique pour la région.

C’est pour l’instant une expérimentation, mais qui a vocation à être étendue partout en France. Un numéro unique a été mis en place chez nous à destination des personnes attirées par les enfants. Cinq régions le testent depuis fin novembre. C’est le CRIAVS (Centre ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles) Centre Val de Loire installé au CHU Trousseau qui le gère pour toute la région.

Ingrid Bertsch est psychologue au CRIAVS Centre Val de Loire, c’est d’ailleurs l’une des trois référentes nationales dans la mise en place de ce numéro.  

Faire de la prévention

L’objectif de ce numéro, c’est de faire de la prévention avant tout. Agir à la source des difficultés pour éviter tout passage à l’acte : “L’idée première c’est de s’intéresser aux personnes qui se rendent compte, récemment ou pas, qu’il y a une difficulté dans leur attirance sexuelle et que ça peut se porter sur les mineurs” explique-t-elle. 

Mais ce n’est pas le seul objectif de ce numéro : “on peut aussi accueillir d’autres appels. Quelqu’un qui a des difficultés, même s’il a déjà eu une prise en charge dans le passé et qui ressent à nouveau des difficultés peut tout à faire téléphoner aussi à ce numéro” complète Ingrid Bertsch.

Les personnes concernées ne savent souvent pas à qui s’adresser

“C’est difficile d’avouer être sexuellement attiré par les enfants et les personnes concernées ne savent souvent pas à qui s’adresser. L’idée c’est donc de proposer un numéro avec un accès simple. Faciliter l’accès à des professionnels qui vont pouvoir ensuite aider la personne, l’orienter vers les professionnels adaptés à ce qu’il est en train de vivre”

Un dispositif qui a déjà fait ses preuves en Allemagne et en Angleterre

Si ce numéro peut paraître saugrenu, il a déjà montré son efficacité dans d’autres pays comme l’Allemagne ou l’Angleterre selon Ingrid Bertsch. “Il y a un certain nombre d’appels par an et au final des prises en charge adaptées sont proposées” décrit-elle. “En Allemagne par exemple, on sait que des personnes appellent ce numéro, ils bénéficient d’une évaluation et parmi ces personnes, certaines ont une prise en charge adaptée et spécialisée. C’est donc forcément positif puisque ces gens n’auraient pas su à qui s’adresser.”

Selon la psychologue, une attirance pour les enfants peut se soigner : “Si elle est prise en charge par des professionnels formés, qui proposent des thérapies très variées, on peut arriver à aider ces personnes là à faire en sorte que les choses s’améliorent.”

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