Meurtre de Mohamed Abdelhadi : les meurtriers ne seront jamais jugés

Stupeur et bien évidemment déception meurtrie pour la famille de Mohamed Abdelhadi.

“Inacceptable”, “incompréhensible”, “injuste”… Mercredi, peu après 14h, Naouel Abdelhadi et Rachida Khellas avaient du mal à trouver les mots. Quelques minutes plus tôt, la Cour de cassation venait de se prononcer sur l’arrêt de la Chambre de l’instruction cour d’appel de Lyon du 29 mars 2018 et ainsi confirmer la prescription du meurtre de leur frère Mohamed, assassiné en 2001.

La cour de Cassation a rendu sa décision et rejette les demandes formulés par la partie civile dans le cadre du meurtre de Mohamed Abdelhadi.

En surplus, la famille par le biais d’une conférence de presse a indiqué que la Cour de Cassation constate les faits comme étant prescrit.

“Inacceptable”, “incompréhensible”, “injuste”… Mercredi, peu après 14h, Naouel Abdelhadi et Rachida Khellas avaient du mal à trouver les mots. Quelques minutes plus tôt, la Cour de cassation venait de se prononcer sur l’arrêt de la Chambre de l’instruction cour d’appel de Lyon du 29 mars 2018 et ainsi confirmer la prescription du meurtre de leur frère Mohamed, assassiné en 2001.

Par cet avis, la plus haute juridiction française a fermé la porte au procès que la famille du jeune Caladois espérait tant. “Après 2001, après 2016, nous sommes fracturés une troisième fois, explique la sœur aînée, Rachida Khellas. Aujourd’hui, j’ai la rage.”

Les deux soeurs ont néanmoins affirmé vouloir continuer à se battre, “en déposant plainte contre l’Etat. Et en allant jusqu’à la cour européenne de justice”.

Le mystère a duré dix huit ans. Mohamed Abdelhadi, 27 ans, s’était volatilisé le 9 décembre 2001 à Villefranche-sur-Saône (Rhône). Il est en réalité mort le jour même, tué par un père et son fils qui ont reconnu les faits après une dénonciation, il y a un peu plus de deux ans.

En conclusion les meurtriers de cet homme ne seront jamais punis de leurs actes de barbaries a l’égard de Mohamed.

La plus haute juridiction met donc un terme à la condamnation définitive des meurtriers de Mohamed en balayant d’un revers les aveux des meurtriers qui avait décidé d’avouer l’horreur commise.

Sommes nous à une justice à deux vitesses indiquaient la famille pour faire valoir les lenteurs de la justice française.

Cette décision rendue ce jour, risque de faire couler de l’encre et de provoquer l’émoi d’une famille déraciné d’un des leurs.

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