Avortement : un médicament très utilisé sera retiré du marché le 1er mars

Le Cytotec® (misoprostol) sera retiré du marché à partir du 1er mars. Ce médicament est très utilisé pour les interruptions médicamenteuse de grossesse.

A partir du 1er mars 2018, le Cytotec® (misoprostol) sera retiré du marché. Après 31 ans de service, le laboratoire Pfizer qui le commercialise a décidé d’arrêter la production.

Dans l’intervalle, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) devra s’organiser « pour assurer une continuité d’accès aux autres médicaments disponibles pour les femmes », comme elle le signale dans un communiqué.

En France, le Cytotec® est particulièrement utilisé dans deux situations en gynécologie-obstétrique : afin de déclencher l’accouchement (à partir de 37 semaines) et afin d’interrompre la grossesse de façon médicamenteuse.

Mais l’ANSM tient à rappeler que cette utilisation se fait en dehors du cadre de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du médicament. Par ailleurs, elle est succeptible d’entraîner des effets indésirables graves, tant sur la mère que sur l’enfant à naître. On note notamment de possibles déchirures du muscle utérin, des hémorragies ou anomalies du rythme cardiaque foetal, dans le cadre d’un déclenchement d’accouchement.

Des alternatives pour les femmes

D’autres médicaments sur le marché peuvent remplir parfaitement le rôle du Cytotec® sans mettre en danger la vie de la mère et de l’enfant (dans le cadre d’un déclenchement d’accouchement).

Pour déclencher l’accouchement, le seul médicament à base de prostaglandine commercialisé en France est le Propess® (dinoprostone). Ce médicament à diffusion vaginale est élaboré par le laboratoire Ferring SAS.

Dans le cadre d’une interruption volontaire de grossesse, deux médicaments peuvent remplacer le Cytotec®. Le premier est le Gymiso® (misoprostol), commercialisé par le laboratoire Linepharma International Limited. Le deuxième est le MisoOne® (misoprostol), qui est de son côté vendu par le laboratoire Exelgyn-Nordic Pharma.

L’ANSM assure qu’elle est en contact avec ces laboratoires pour s’assurer qu’il y aura assez de médicaments pour les femmes à partir du 1er mars 2018, afin de pallier le manque de Cytotec®.

Le Cytotec® avait, à l’origine, une autre utilité que de déclencher des accouchements ou interrompre des grossesses. En effet, ce médicament devait servir avant tout à traiter de manière préventive ou curative l’ulcère et les lésions gastroduodénales dues aux anti-inflammatoires non stéroïdiens. Mais depuis l’arrivée sur le marché des inhibiteurs de la pompe à protons, il est très peu utilisé dans ces cas de figure.

source E-sante

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