Léa Petitgas, 20 ans, a disparu il y a deux ans jour pour jour

Cela fait deux ans jour pour jour que Léa Petitgas a disparu à Nantes, en Loire-Atlantique.

Le soir du 13 décembre 2017, cette jeune femme, âgée à l’époque de 20 ans, faisait du dessin à son domicile avec un ami.

Ce dernier a quitté les lieux vers 23h30 et, depuis, on n’a plus aucun signe de vie de Léa.

Elle ne s’est pas présentée à son travail le lendemain et son téléphone portable a cessé d’émettre à 8H30 le 14 décembre 2017, où il a borné quartier Canclaux où elle réside. Aucun mouvement bancaire n’a depuis été décelé sur son compte.

Son appartement où elle vivait seule a été passé au peigne fin. Les policiers y ont trouvé toutes ses affaires intactes, et ses deux chats affamés.

Selon ses proches, la piste de la disparition volontaire est inenvisageable car elle adorait les animaux et elle n’aurait jamais laissé ses deux félins sans nourriture.

“Elle n’était pas du genre à tout plaquer du jour au lendemain” disent-ils. Elle avait son travail à la maison de quartier de la Halvêque près de la Beaujoire, elle y faisait son service civique.

Léa mesure 1,47 m et est de corpulence mince. Elle est brune aux yeux verts. Elle a une cicatrice à l’avant-bras droit. Au moment de sa disparition, elle portait un pantalon bleu, une veste kaki et une écharpe foncée.

Toute personne pouvant fournir des renseignements sur cette disparition peut contacter la Sûreté départementale de Nantes au 02 53 46 73 95.

Deux ans après la disparition de Léa, Christophe Petitgas, le père de la jeune fille, se confie.

Continuez-vous à rechercher Léa et comment ?

Pendant un an, j’ai été très actif. Je cherchais jour et nuit sur internet.

Mais maintenant, je ne sais plus quoi faire ni où chercher. Je suis dans l’attente.

Je regarde toujours les réseaux sociaux. J’ai mis une alerte sur Google mais rien.

Une personne m’a contacté via Twitter pour me dire qu’il avait repéré un compte Snapshat au nom de Léa Petitgas sur lequel des dessins avaient été publiés mais ils ne correspondaient pas à ce que dessinait ma fille. Depuis le compte a été fermé.

Avez-vous encore des contacts avec la police ?

Non plus depuis un an mais je ne leur en veux pas. Je sais qu’ils continuent de chercher parce qu‘une amie journaliste m’a prévenu que les policiers étaient retournés dans le quartier et qu’ils avaient réinterrogés les voisins.

Ils m’ont dit que tant que le corps de Léa n’avait pas été retrouvé, il fallait garder espoir. Mais ça n’avance pas.

Arrivez-vous à vous reconstruire ?

C’est difficile. Il n’y a pas une journée sans que je ne pense à elle. 

Elle est toujours présente dans mon cœur et dans ma tête. Avec ma compagne, on a déménagé. Je me suis occupé en faisant des travaux.

Jusqu’ici j’attendais son retour pour me marier car elle devait être notre témoin. Mais j’ai arrêté de repousser. C’est sa petite sœur qui va être notre témoin de mariage.

Avez-vous envisagé qu’elle soit partie d’elle-même ?

J’ai bien retourné ça dans ma tête. Il y a du pour et du contre. Mais je ne pense pas qu’elle ait fugué. J’étais très proche de ma fille. Je lui réglais ses loyers impayés dès qu’elle avait un problème.

Elle ne m’aurait jamais laissé sans nouvelle pendant deux ans. Elle n’aurait jamais abandonné ses deux chats non plus.

Et puis elle venait de trouver un nouveau job. Elle était contente de revenir sur Nantes, de se rapprocher de sa famille, de revoir ses amis. Elle commençait à se relancer dans sa vie.

Ses amis avec qui j’ai longuement discutés après sa disparition ont tous été catégoriques. Jamais ils n’ont pensé qu’elle avait fugué.

Sa patronne s’est étonnée de ne pas la voir le lendemain matin. Elle m’a dit qu’elle était toujours à l’heure à son travail et que si elle était en retard, elle l’appelait.
Donc non je ne crois pas à une fugue.

Comptez-vous lancer un nouvel avis de recherche ?

Les policiers m’ont dit que ça ne servait à rien. Vous savez, en deux ans, beaucoup de choses ont pu changer, sa coupe de cheveux par exemple.

Toutes les photos qui me restent sont devenues obsolètes. Même ses dessins, je les ai tous publiés en ligne.

 

Il ne me reste plus grand-chose à donner maintenant

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