Michel Mathieu retrouvé mort, tué à l’arme blanche en Seine-et-Marne

Sa famille était sans nouvelles depuis le 11 décembre. Cet habitant de Longperrier, 59 ans, a été retrouvé sans vie dans un appartement de Lizy-sur-Ourcq. Deux hommes ont été placés en garde à vue.

Michel Mathieu était porté disparu depuis mercredi 11 décembre. Cet habitant de Longperrier, âgé de 59 ans, a été retrouvé, mardi 24 décembre, sans vie dans un appartement de Lizy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne), victime d’une terrible agression. Son corps portait trace de plusieurs plaies.

Ce sont les gendarmes de la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Meaux qui ont permis la macabre découverte et l’interpellation, dans la foulée, de deux hommes, interpellés dans le nord Seine-et-Marne.

Ces derniers devraient être mis en examen ce jeudi, par un juge d’instruction du tribunal de Meaux, pour meurtre avec séquestration. Le parquet de Meaux entend requérir leur placement en détention provisoire. Un juge des libertés et de la détention devra statuer sur leur sort en fin de soirée.

Sa voiture revendue sur Internet…

Les gendarmes enquêtaient sur sa mystérieuse disparition depuis le 12 décembre, date à laquelle son épouse avait donné l’alerte et déposé plainte à la brigade de Dammartin-en-Goële.

Elle avait notamment témoigné de son inquiétude dans notre journal. Sa famille était en effet persuadée que Michel, père de deux filles qu’il aimait et grand-père, n’aurait jamais quitté le domicile familial, de manière volontaire.

Selon le témoignage de son épouse, Michel avait pris sa voiture personnelle – un Nissan Juke gris – pour acheter « un sapin pour Noël » à Mareuil-lès-Meaux. Son téléphone avait borné une dernière fois, le 11 décembre, à Ocquerre, à l’est de Lizy-sur-Ourcq. Et depuis, il était resté muet. Aucun mouvement sur ses comptes bancaires n’avait été détecté par les enquêteurs.

Les gendarmes ont dû reconstituer l’emploi du temps de ce père de famille sans histoire, à la vie stable, qui travaillait à la plateforme de la Poste à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Ils ont ainsi pu vérifier que, le jour de sa disparition, Michel était allé s’entraîner dans la salle de sport où il avait ses habitudes. Puis, il était allé faire ses courses. Il avait ensuite prévu de se rendre à Mareuil-lès-Meaux, pour acheter un sapin pour Noël.

Il fréquentait des sites de rencontres homosexuelles

Mais aucune trace d’achat de sapin. Les gendarmes ont donc démarré leurs recherches en étudiant les factures du téléphone portable de Michel. Ce qui leur a permis de découvrir que Michel fréquentait des sites de rencontres avec des hommes.

Le 19 décembre, le parquet de Meaux passe d’une enquête pour disparition inquiétante à une enquête pour enlèvement et séquestration. Et pour cause : les gendarmes ont appris que la voiture de Michel a été revendue sur un site Internet, le 11 décembre, dans l’après-midi.

De minutieuses investigations ont permis à la brigade de recherches de Meaux de repérer un appartement à Lizy-sur-Ourcq, qui – officiellement – n’a plus de locataires. Pourtant, les voisins décrivent des allées et venues dans le logement. La transaction pour la voiture a eu lieu non loin de là.

Plusieurs plaies à l’arme blanche

Les militaires forcent la porte et découvrent le cadavre dénudé de Michel. Il porte plusieurs plaies à l’arme blanche. L’autopsie révélera qu’il est mort suite à une hémorragie massive. On ignore à quand exactement remonte son décès.

Dans la foulée, deux hommes, dont l’un est âgé d’une vingtaine d’années, sont interpellés et placés en garde à vue à la gendarmerie de Meaux. L’un d’eux aurait été en contact téléphonique avec Michel, tandis que le second serait lié à la vente de la voiture sur Internet.

Le duo pourrait avoir fait d’autres victimes

Les gendarmes vont devoir déterminer lequel des deux a porté les coups mortels. S’agit-il d’une scène de violences qui a dégénéré ? Le père de famille a-t-il été victime d’un guet-apens ?

Les enquêteurs se demandent également si Michel est l’unique victime de ce duo et si d’autres hommes, rencontrés grâce à des sites de rencontres homosexuelles, ont subi de telles agressions, pour des raisons purement crapuleuses. Toute la difficulté résidant dans le fait que, dans ce contexte, les victimes ne sont pas disposées à déposer plainte.

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