Belgique : Introuvable depuis 2007, ce fugitif a-t-il subi une greffe de visage?

Eric De Cocq van Delwijnen (53 ans) figure sur la liste des criminels les plus recherchés de notre pays depuis 2007. Selon de nouvelles informations, qui ont été partagées dans l’émission flamande “Procureurs”, le fugitif aurait subi une greffe de visage pour échapper à la police.

L’affaire hante toujours la magistrate de presse et procureure du Roi du parquet de Flandre-Orientale An Schoonjans. En 2011, l’homme a été condamné à quinze ans de prison pour la tentative de meurtre d’Andy Dobbelaere à Moerbeke-Waas. Mais à l’époque, Eric De Cocq van Delwijnen avait déjà disparu depuis des années. 

Les faits se sont déroulés en 2007 à la sortie du club de pole dance De Harlekijn à Assenede. Eric De Cocq de Delwijnen avait frappé Andy à l’arrière de la tête avec un cric et l’avait laissé pour mort avec une blessure béante. Il avait ensuite pris la fuite, mais avait été reconnu par un ami de la victime. 

Depuis, il est introuvable. Peu de temps après cette tentative d’assassinat, il avait été arrêté en France pour d’autres faits. Mais les autorités l’avaient relâché deux jours plus tard, alors que son signalement avait été transmis à l’international par la police belge. Il aurait également été repéré aux Pays-Bas, en Allemagne, en Espagne et même en République tchèque.

Greffe du visage?

Selon An Schoonjans, si le criminel, qui figure sur la liste des “Belgium’s Most Wanted” depuis 2016, n’a toujours pas été arrêté, c’est parce qu’il ne ressemble plus du tout à la photo de l’avis de recherche de 2007. Selon une lettre anonyme qui a été envoyée à la police, il aurait subi une “greffe de visage”. “Il se serait fait refaire le visage pour devenir méconnaissable”, a expliqué la magistrate.

“Si c’est vrai, c’est le premier fugitif à changer son apparence grâce à la chirurgie plastique”, a tempéré Martin Van Steenbrugge, l’ancien patron de la FAST (Fugitive Active Search Team) de la police fédérale. “Je ne pense pas que ce soit si simple de subir une opération de chirurgie plastique en tant que fugitif. Ces opérations ne se font pas vraiment sous le radar”. 

Les effets du temps

Des criminels en fuite depuis des années peuvent toutefois changer au point de ne plus être reconnus. “Il ne faut pas sous-estimer le temps qui passe”, dit Martin Van Steenbrugge. “En 2010, nous avons arrêté un chef de la mafia italienne que personne n’a reconnu. Vittorio Pirozzi a vécu pendant des années caché dans un appartement à Schaerbeek. Même les policiers italiens qui le recherchaient depuis tout ce temps doutaient que ce soit vraiment lui. Nous l’avions identifié grâce à sa femme. Elle était encore reconnaissable grâce à ses longs cheveux blonds et une jambe boiteuse”.

Généralement, les fugitifs se contentent de méthodes moins draconiennes que la chirurgie plastique. “Lorsqu’il a disparu, le meurtrier albanais Erjon Sejdiraj avait une larme tatouée sur le visage”, a expliqué l’ancien policier. “Quand nous l’avons retrouvé à Geluwe, le tatouage avait disparu. Il l’avait fait enlever pour commencer une nouvelle vie en Belgique. Il a épousé une enseignante terriblement courageuse et a eu trois enfants. Elle ne savait rien de son passé”.

Laisser un commentaire