Disparition: 36 familles de disparus se retrouvent à Lyon avec l’ARPD

Cette journée n’aurait jamais dû se produire à Lyon, car si la justice avait entendus la plupart des personnes dès le premier signalement, certaines familles ne seraient probablement pas entrain de chercher les leurs.

36 familles, c’est un chiffre qui devrait faire bouger les choses non ?

C’est l’affaire Lelandais qui a poussé les médias à s’intéresser aux familles de disparus. Mais s’il rien n’avait été révélé, cette affaire aurait-elle permis pour les familles de pouvoir parler de la disparition d’un membres de leur famille. Pas si sûr car, il y avait de présents à cette rencontre des familles dont ont ignorés parfois la disparition des proches. Qu’on ne jette pas la pierre qu’aux médias. Si la justice était humaine, nous n’aurions pas toute l’ignorance actuelle de ces disparitions.

36 Familles, c’est 36 destins et plus qui ont leurs vies chamboulées de désarroi, d’incompréhension, et de souffrance de ne jamais pouvoir avancer, ou trouver toutes les clés d’une disparition inquiétante.

De l’affaire Foray, à l’affaire Boutvillain en passant par la présence avec un courage remarquable de Rachida soeur de Mohamed Abdelhadi dont la justice l’a fait mourir une seconde fois, toutes ses familles présentes ou représentés, n’ont pas manqués d’expliquer pour chacun le calvaire d’aujourd’hui.

Monsieur Valézy, co-président de l’ARPD, et de l’antenne Rhône-Alpes a été à l’écoute, et n’avait qu’un seul souhait, c’est que cette réunion rapporte auprès de la justice un électrochoc des inerties les plus incompréhensibles qu’endure ces familles depuis des années.

© Crédit vidéo Laura Stévenin

Selon nos confrères de France 2 présent sur place : Le président de l’ARPD (assistance et recherche des personnes disparues), Bernard Valézy souhaite “que tous ces dysfonctionnements cessent. Malgré les propositions faites depuis plusieurs années par l’ARPD auprès des ministères de la Justice et de l’Intérieur, rien ne bouge. Nous demandons l’organisation d’assises pour décrire les difficultés que les familles rencontrent. Il est inadmissible qu’avec 18.000 disparitions inquiétantes par an, il n’y ait pas de dispositif sérieux“. Le représentant de l’ARPD pense notamment à l’ouverture d’une enquête dès l’annonce de la disparition, car les 48 premières heures sont cruciales dans ces dossiers.

Tous ont perdu un proche, et pour tous, ils n’obtiennent pas gain de cause dans leurs demandes. Que ce soit dans le cadre des constitutions de parties civiles, ou encore la continuité d’une enquête pour disparition inquiétante, ces famille qui sont des victimes sont pour la plupart laissé à l’abandon. La justice allant parfois à l’encontre de l’interêt de ses familles.

Soutenus par des parlementaires et par cette association ARPD, les familles veulent des réponses, des suivis réguliers, et voir plus, beaucoup plus.

Un fichier unique qui permettrait de recenser les disparus en France. Ce fichier pourrait être consulté par les services de Police, la Gendarmerie ou autre organisme facilitant l’aide et la recherche des disparus.

Ce véritable combat judiciaire menés parfois depuis des années, sans avoir de réponse est insoutenable. Cette réunion a permis aux familles de se sentir épaulée, écoutée et une bonne foi pour toute devra permettre de les considérer comme des victimes de cette situation dramatique qui est la perte d’un proche.

Info + Le listing des familles présentes sera émis ultérieurement.

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