Procès Julen en Espagne: les parents acceptent un accord financier

Il y a un an, le petit Julen tombait au fond d’un puits, en Espagne. Vingt-quatre heures avant le début du procès, les parents sont parvenus à un accord avec David Serrano, l’homme propriétaire du terrain où se trouvait le puits.

Le 13 janvier 2019, après 13 jours d’efforts, les secouristes avaient retrouvé le corps sans vie du petit garçon, au fond d’un puits à Totalán (Malaga). Ce dramatique incident avait touché des millions de personnes à travers le monde.

Un an après le terrible drame, le procès tant redouté par les parents devait s’ouvrir ce mardi 21 janvier. « Devait » puisque celui-ci ne devrait finalement pas avoir lieu. Les parents et David Serrano, le propriétaire de la ferme où se trouvaient les puits, se sont réunis ce lundi matin avec le parquet de Malaga pour présenter un accord convenu ensemble et que le ministère a accepté. Il ne reste désormais que l’approbation du juge titulaire du tribunal pénal pour entériner l’accord. Une décision qui pourrait être prononcée ce mardi.

Les parents et David Serrano se sont mis d’accord pour que le propriétaire de la ferme reçoive une peine d’un an de prison et paie une indemnité à la famille du petit Julen. Cela permettrait à l’accusé d’éviter la prison puisqu’il n’a pas de casier judiciaire. Il sera néanmoins obligé de payer pour le coût engendré par l’opération de sauvetage effectuée pendant 13 jours à Totalán jusqu’à ce que l’enfant soit retrouvé.

El Pais rapporte que David Serrano versera un total de 180.000 euros aux parents. « Mieux vaut un mauvais accord qu’un bon procès », explique l’un des avocats, qui souligne également que les dernières semaines « ont été décisives » pour parvenir à un accord.

Le procès de l’affaire Julen devait donc débuter mardi. Il devait se dérouler sur six sessions jusqu’au 30 janvier, mais si le juge ratifie l’accord, elle émettra une déclaration de conformité et conclura le procès. Si aucun accord n’est présenté, le procès se tiendra comme prévu.