100 ans après la mort d’Aurore l’enfant martyre: comprendre pourquoi la fillette de Granby a connu un sort semblable

Le 12 février prochain marquera le 100e anniversaire de la mort de la petite Aurore Gagnon. La jeune fille de 10 ans avait perdu la vie tragiquement en raison des mauvais traitements que sa belle-mère lui faisait subir. Le genre d’histoire qui malheureusement peut se produire encore aujourd’hui comme l’illustre l’histoire de la fillette de Granby.

C’est Le Soleil qui rapporte cette nouvelle qui risque de faire couler beaucoup d’encre au sein de la province au cours des prochains jours tant il s’agit d’un anniversaire pas comme les autres. En effet, il y a 100 ans à Sainte-Philomène de Fortierville, la petite Aurore Gagnon, âgée de 10 ans à l’époque, est décédée à cause des mauvais traitements que sa belle-mère, Marie-Anne Houde, lui faisait subir. Le quotidien raconte qu’elle recevait des coups de fourche ou de manche de hache sans oublier les brûlures dont elle a été victime sur une bonne partie de son corps. Sa mère la privait également de nourriture et lui faisait avaler des produits toxiques.

La petite Aurore Gagnon a vécu un véritable enfer. Malheureusement, ce sont des choses qui arrivent encore aujourd’hui comme l’illustre l’histoire de la fillette âgée de 7 ans, qui a perdu la vie tragiquement en 2019 dans la ville de Granby. Tout comme Aurore Gagnon, elle était maltraitée à la maison et a subi des sévices physiques complètement effroyables. Comme vous pouvez le constater, il y a plusieurs points communs entre ces deux histoires qui vont encore marquer les esprits pendant un long moment.

En réponse à ce qui est arrivé à la fillette de Granby, le Premier ministre du Québec François Legault avait lancé la «Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse» pour que ce genre d’histoire ne se produise plus au sein de la province. Pour illustrer à quel point cette histoire a marqué le Québec, sur le site web de la Commission on peut lire que «le décès d’une fillette de 7 ans à Granby, le 30 avril 2019, a ébranlé la population québécoise et a soulevé des inquiétudes sur le système de protection de la jeunesse et sur le soutien aux familles en situation de vulnérabilité».

Quelle est la prochaine étape ? Toujours sur le site web de la Commission, on peut lire que «la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse doit soumettre son rapport et ses recommandations au gouvernement, au plus tard le 30 novembre 2020». On suppose que de ses recommandations découleront des mesures qui tendront à lutter le mieux possible pour que des histoires comme celles subies par Aurore ou la fillette de Granby n’arrivent plus.