Faux et usage de faux pour une magistrate ayant organisée son faux mariage

La magistrate n’aurait pas supporté que son ex-compagnon se soit mis en couple avec la sœur de l’ancienne ministre pour laquelle elle travaillait.

Un “oui” sans consentement. Une juge des Hauts-de-Seine a été mise en examen en décembre dernier pour “faux et usage de faux en écriture publique ou authentique par personne dépositaire de l’autorité publique”, selon les informations d’Europe 1 qui précise que la magistrate, âgée de 58 ans, est une ancienne “conseillère justice” auprès d’une ancienne ministre.

Cette dernière est suspectée d’avoir fourni des faux documents lui permettant de se marier en toute légalité en mars 2019 à Saint-Denis de La Réunion, où elle était alors en fonction. Elle aurait alors dit “oui” devant le maire avec “un complice”, précise la radio, qui se serait fait passer pour l’ex-compagnon de la juge. 

Sa fille également poursuivie par la justice

La juge n’aurait pas supporté que l’avocat ait décidé de la quitter, après des années de vie commune, pour la sœur de l’ancienne ministre. Le complice de la mairie ainsi que la fille de la magistrate ont également été déférés devant le procureur à la mi-décembre et sont poursuivis par la justice.

La direction centrale de la police judiciaire de Nanterre a été saisie de l’enquête. Le dossier, lui, a été dépaysé au tribunal de Versailles et pourrait déboucher sur un procès en cours d’assises. La magistrate risque jusqu’à 15 ans de réclusion et 225.000 euros d’amende.