Elisa Pilarski: Le face à face des avocats tourne en pugilat – Vidéo –

Mort d’Élisa Pilarski : et si la meute de chiens n’était pas à l’origine du drame ?

Depuis la mort d’Élisa Pilarski le 16 novembre dernier dans l’Aisne, tuée par au moins un chien, des prélèvements ADN ont été réalisés sur les chiens de la propriétaire, sur les canidés qui ont participé à la chasse à courre, organisée dans la forêt de Retz le jour du drame. Ces derniers sont toujours attendus.

Depuis la mort d’Élisa Pilarski le 16 novembre dernier dans l’Aisne, tuée par au moins un chien, des prélèvements ADN ont été réalisés sur les chiens de la propriétaire, sur les canidés qui ont participé à la chasse à courre, organisée dans la forêt de Retz le jour du drame. Ces derniers sont toujours attendus.

a visite était attendue : mercredi 12 février dernier, la juge d’instruction en charge de l’enquête liée à la mort d’Elisa s’est rendue dans la forêt de Retz, dans l’Aisne. C’est ici que la jeune femme de 29 ans, attaquée par au moins un chien, a trouvé la mort, en novembre dernier. Cette venue, un « transport sur les lieux », a permis d’avoir quelques éclaircissements sur l’enquête en cours.

Elle lui indique la présence de « chiens menaçants » sur place. Dans le domaine forestier une chasse à courre est organisée. Le compagnon découvre le corps de la jeune femme, sans vie, un peu plus tard dans l’après-midi. 

  • Premières analyses

Le corps d’Élisa Pilarski est alors autopsié. Les premières analyses concluent à « une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête. » Le parquet ouvre alors une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l’agression commise par des chiens ».

Dans le cadre de l’enquête, des prélèvements sont alors effectués sur 67 chiens. 62 d’entre eux ont participé à la chasse à courre organisée par l’association “le Rallye la passion”. Les cinq autres chiens sont ceux d’Élisa Pilarski. Pour autant, selon BFMTV, des vétérinaires, missionnés par la gendarmerie, attestent qu’aucun des chiens ayant participé à la chasse à courre n’a été mordu. Une hypothèse qui laisserait penser qu’une attaque groupée n’ait pas eu lieu. 

De son côté, le chien d’Élisa, Curtis, a été placé en foyer depuis les faits. Selon Le Parisien, celui-ci aurait mordu à plusieurs reprises.

  • Le calendrier de l’enquête

Mardi 11 février dernier, la juge d’instruction en charge du dossier, a reçu Christophe Ellul, le compagnon de la jeune femme. Celui-ci explique que le 16 novembre, Élisa l’aurait appelé peu après 13 heures. La jeune femme est en train de se faire agresser en direct, au téléphone : « Je t’ai dit de lâcher Curtis. » Et puis, « plus rien », indique son compagnon.

Peu de temps après, la juge d’instruction est allée à la rencontre de Sébastien Van den Berghe, le chef de la chasse à courre organisée sur les lieux : « Il a répondu aux questions de la juge et raconté comment la journée s’était passée, explique Me Guillaume Demarcq, avocat du maître d’équipage du rallye de la Passion. Ils ont fait la messe, pris un pot comme c’est la Saint-Hubert et après ils sont allés au rendez-vous de chasse ». Le lendemain, le 12 février, la juge d’instruction se rend sur les lieux du drame.

Le résultat des tests ADN pourrait permettre d’innocenter totalement les chiens de chasse. Depuis trois mois pourtant, aucun des prélèvements réalisés en novembre n’a été rendu publics, ce que déplore le compagnon de la jeune femme : « J’en appelle officiellement au procureur de la République de Soissons à rendre publics, le plus rapidement possible, certains éléments objectifs de la procédure », estime Me Demarcq, dans les colonnes du Parisien.

Pour autant, selon BFTV, les résultats ADN ne devraient être communiqués que d’ici une quinzaine de jours.