GARD: Disparition d’une mère de famille : un mystère absolu depuis près d’un an

Deux gendarmes de la section de recherches de Nîmes et un militaire de la compagnie de Bagnols-sur-Cèze travaillent quotidiennement sur cette disparition, mais le mystère s’épaissit au fil des jours et des mois.

Pourtant les enquêteurs ne lâchent rien et ont même remonté et identifié tous les conducteurs qui ont pénétré dans l’enceinte de l’hôpital d’Avignon, lieu de l’énigmatique disparition. Ils ont ainsi tracé, plusieurs milliers de personne, le jour de la disparition mais aussi les jours avant, sans parvenir à trouver un lien entre l’employée modèle de l’hôpital et un éventuel ravisseur.

Une enquête pour “disparition inquiétante” est en cours, mais depuis plus de 11 mois les gendarmes ne parviennent pas à trouver un chemin permettant de se rapprocher de la vérité ou en tout cas un axe d’enquête fiable. Cette mère de famille et grand-mère, décrite comme sans histoire, s’est volatilisée en arrivant au travail, sur le parking de l’hôpital Henri-Duffaut d’Avignon, le dimanche 14 avril 2019.

Ce matin là, elle quitte son domicile situé dans un endroit à l’écart de Roquemaure. Il était près de 6h40 et cette salarié irréprochable du centre hospitalier vauclusien devait normalement prendre son poste dans son service à l’unité oncologie-hématologie. Sa voiture est filmée par les caméras de l’établissement en train de pénétrer sur le parking du centre hospitalier, elle est seule au volant.

Mais chose étrange quelques minutes plus tard, son véhicule ressort, un homme conduit sans qu’on puisse apercevoir ou reconnaître son visage. Les enquêteurs recherchent un autre véhicule suspect, un homme qui aurait les jours précédents eu un comportement étrange, ou bien qui aurait repéré les lieux, mais rien n’y fait. Et pour ne pas arranger le travail des gendarmes, on rentre dans l’établissement hospitalier très facilement et plusieurs endroits ne sont pas filmés par les caméras de vidéosurveillance.

Lorsque Marie Pascale Sidolle ressort du parking de l’hôpital comme passagère impossible de voir son visage, savoir si elle est apeurée, sil elle essaie de se débattre. La famille, inquiète, a rapidement demander de l’aide sur les réseaux sociaux. Il apparaît que le conducteur aurait, le matin de la disparition, emprunté un chemin vers la commune de Pujaut, comme si Marie Pascale Sidolle revenait chez elle. Le téléphone portable de l’agent hospitalière émet pour la dernière fois à Pujaut. Des recherches seront entreprises dans le secteur des fouilles, mais Marie Pascale Sidolle est introuvable alors qu’elle devait fêter son anniversaire en famille quelques jours plus tard. Elle n’a plus donné de nouvelles à sa fille avec qui elle était en contact régulier.

Comme un signe inquiétant supplémentaire, la voiture au coeur de l’enquête sera retrouvée calcinée la nuit d’après dans une impasse du quartier sensible de Monclar à Avignon. Depuis près d’un an, la disparition de cette dame est considérée très inquiétante par les autorités.