Pédophilie : Les internautes signalent un contenu illicite à Pharos, le profil toujours actif

Depuis hier, les signalements sur la Plateforme de Pharos ne cessent d’affluer depuis la découverte d’un profil plutôt inquiétant.

Des photos de mineurs apparaissent sur ce contenu. De quoi faire bondir les internautes qui avec stupeur constatent encore que ce matin, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’est ni possible de signaler ce contenu :

Pas plus que le profil Facebook en question, n’est toujours pas bloqué et supprimé.

Contacter par notre rédaction, la plateforme affirme avoir pris au sérieux ce signalement, et assure le traiter comme de nombreux autres signalements. Elle a souhaité rappeler à ne pas diffuser ni partager ce contenu qui est strictement illégal et peut rendre l’auteur de la diffusion ainsi que ce qui partage complice de cette infraction.

La plateforme de signalement du gouvernement Pharos fête ses dix ans cette année. A quoi sert-elle et comment la saisir ? 

Pharos, c’est un acronyme pour Plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements sur internet. Elle a été créée en juin 2009 sous la mandature de Nicolas Sarkozy.

Que ce soit sur des sites, des blogs, des forums, des tchats ou des réseaux sociaux, c’est ici que vous pouvez reporter tout contenu illicite sur le web.

Sous l’autorité du procureur de la République

Ce sont des policiers et des gendarmes affectés à la plateforme Pharos qui vérifient que les contenus et comportements signalés constituent bien une infraction à la loi française.

Leur mission est de les traiter et d’alerter les services compétents. Une enquête est alors ouverte sous l’autorité du procureur de la République.

l est possible de signaler sur la plateforme :

  • la pédophilie et la pédopornographie
  • des propos racistesantisémites ou xénophobe
  • le terrorisme et son apologie
  • les escroqueries et les arnaques financières utilisant Internet

En 2015, comme le montre une enquête de Next Inpact, 43 % des signalements étaient pour “escroqueries”.

Toutefois, les affaires privées (insultes, propos diffamatoires, harcèlement) relèvent de la compétence du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie la plus proche. 

www.internet-signalement.gouv.fr