Par le biais de leur avocat, les proches d’Arthur Noyer, le caporal disparu le 12 avril 2017 à Chambéry (Savoie), ont demandé à Nordahl Lelandais de faire toute la lumière sur sa disparition après être passé aux aveux dans l’affaire Maëlys.

«Les parents d’Arthur Noyer, son frère, sont dans une souffrance terrible», a expliqué l’avocat, Maître Bernard Boulloud, au Parisien ce samedi 17 février. «Ils m’ont demandé de lancer un appel à monsieur Lelandais pour qu’il nous dise la vérité», a-t-il poursuivi. «Qu’il nous dise ce qu’il a pu faire à Arthur si c’est lui qui est l’assassin.»

Nordahl Lelandais a déjà reconnu, dans le cadre de l’affaire Maëlys, la mort de la petite. Il est donc dans une logique d’aveux. Sa parole commence à se libérer. C’est pour nous une lueur d’espoir. […] Nous attendons qu’il fasse pareil pour Arthur Noyer. C’est pour cela que nous lui lançons cet appel. Répondez-nous ! Répondez à la justice, Monsieur Lelandais. […] On est prêt à tout entendre. Mais qu’il nous dise très rapidement ce qui est arrivé. Car chaque jour qui passe est un jour de souffrance supplémentaire pour la famille d’Arthur. Et cela devient véritablement insupportable», a confié MBernard Boulloud.

Au micro de France Bleu, l’avocat a ajouté que «les révélations qui ont été faites dans l’affaire Maëlys ont ajouté à cette blessure», mais que la famille Noyer respecte malgré tout la présomption d’innocence. «On sait qu’Arthur est décédé, on ne sait pas comment et on ne sait pas surtout qui l’a assassiné. Si la porte de Monsieur Lelandais doit se fermer, elle se fermera, mais on voudrait qu’elle se ferme vite pour qu’on puisse concentrer nos recherches sur d’autres indices et sur d’autres personnes».

Arthur Noyer, 24 ans, avait disparu tandis qu’il faisait du stop à 4h du matin dans les environs de Chambéry. Ses ossements ont été retrouvés le 7 septembre dernier par un promeneur, sur les hauteurs des communes du Cruet et de Montmélian (Savoie).

De lourds soupçons pèsent sur Nordahl Lelandais dans cette affaire : en effet, la nuit de cette disparition, les téléphones du jeune caporal et du meurtrier présumé de la petite Maëlys ont déclenché plusieurs bornes dans la région de Chambéry, ce qui pourrait indiquer que les deux hommes se déplaçaient à bord d’un même véhicule. Le principal suspect a été hospitalisé près de Lyon ce vendredi 16 février, après ses aveux.

Source RD CAP avec CNEWS