Doubs : Une mère découvre son mari allongé sur sa fille de 7 ans

Un Marocain de 30 ans, sans papier, a été condamné ce jeudi après-midi à deux ans de prison ferme (et à deux ans d’interdiction de territoire français) pour agression sexuelle. Au cours de la nuit du 20 avril, à 4 h, il avait été surpris dans la chambre de la fille de sa compagne. Pris sur le fait, il a encore nié à la barre.

es faits se déroulent à Bethoncourt au cours de la nuit du 19 au 20 avril. Vers 4 h, dans un appartement, un homme entend des bruits suspects. Cet ami et invité d’une famille recomposée (ndlr : une femme, ses enfants, son compagnon et le bébé qu’ils ont eu ensemble) part réveiller la mère de famille. Tous deux se dirigent vers la chambre d’une des filles de la dame d’où les grognements semblent provenir. La mère ouvre la porte et découvre, horrifiée, son compagnon allongé sur la fillette de 7 ans. L’homme, nu, se frotte sur l’enfant. La Bethoncourtoise et l’autre témoin, qui également choqué est resté en retrait, alertent les gendarmes.

“C’est une machination”

Quelques heures plus tard, le suspect, un Marocain en situation irrégulière, a été placé en garde à vue. Il a nié jusqu’à son procès qui a eu lieu ce jeudi en comparution immédiate et à huis clos (du fait du confinement et du délit, des agressions sexuelles sur mineure de 15 ans). « Je n’ai rien à me reprocher. C’est une machination », a déclaré le prévenu, âgé de 30 et sans casier judiciaire, en France depuis 2013 et frappé d’une OQTF (obligation de quitter le territoire).

Cocaïne et alcool

Le substitut du procureur a rappelé les éléments à charge, les témoins directs et l’audition de la fillette, ses paroles qui ne laissent planer aucun doute. Les réquisitions – deux ans de prison ferme avec maintien en détention et deux ans d’interdiction du territoire français- ont été suivies à la lettre. « Ces faits sont isolés. La victime ne dénonce pas d’autres agressions. En outre, ils se sont déroulés dans un contexte particulier, d’alcoolisation. Ce Monsieur, tout comme les deux autres adultes, avaient consommé de la vodka. Et les deux hommes avaient pris de la cocaïne », plaidait Me Barré, à la défense.

Le trentenaire a été reconduit à la maison d’arrêt après l’audience pour y purger sa peine. Son nom est désormais inscrit sur le fichier des délinquants sexuels (FIJAIS).