«Ça va aller ma chérie», dit-il à sa petite soeur en roulant à 160 km/h

Lassé par le confinement, un enfant de 10 ans a volé la voiture de son père et roulé à tombeau ouvert avant d’être poursuivi par la police. Des images impressionnantes.

Les automobilistes qui circulaient le 4 mai dernier dans les alentours de Tomsk (Sibérie occidentale) ont assisté à une scène effarante. Un enfant de 10 ans s’était emparé de la voiture de son père et roulait à tombeau ouvert, poursuivi par des voitures de police sirènes hurlantes. Sa petite sœur âgée de 4 ans était assise à côté de lui, terrifiée.

Selon le «Daily Mail», Georgy s’ennuyait ferme chez lui à cause du confinement et a décidé de voler le véhicule de son papa pour aller rendre visite à sa grand-mère. Durant ce trajet d’environ 30 kilomètres, l’enfant a atteint une vitesse de 160 km/h, soit plus du double de la limite imposée. Il a semé la panique parmi les autres automobilistes qui essayaient tant bien que mal de l’éviter alors qu’il roulait à contresens.

L’odyssée à haut risque de Georgy et Eva a été immortalisée par la dashcam de la voiture. Les images, dignes de «Grand Theft Auto», montrent l’enfant foncer sous la pluie et tenter de rassurer sa petite sœur, qui pleure en appelant sa maman et son papa. «C’est tout Eva, ne pleure pas ma chérie, ne pleure pas. Ils ne peuvent pas nous attraper, tout va bien se passer», lui assure-t-il.

En fond sonore, on peut entendre les sirènes des voitures de police qui s’approchent inexorablement. La folle épopée de Georgy et Eva prend fin sur les rails d’un tram. Par miracle, personne n’a été blessé. Abasourdis, les parents du jeune garçon attendent désormais de savoir s’ils seront sanctionnés pour manquement à leur rôle.

Parents «extrêmement choqués»

«Je ne lui ai pas appris à conduire et ne l’ai jamais autorisé à le faire. Ma femme et moi sommes extrêmement choqués. J’ai honnêtement pensé à une punition physique, mais ce n’est pas recommandé alors je ne l’ai pas fait», explique Sergei Shapovalov à un média local. Selon un psychologue ayant examiné Georgy, celui-ci manque cruellement de contact avec son père. «Je vais corriger ça», assure le Russe, qui précise que son fils est un bon élève qui n’a jamais posé le moindre problème.