Dordogne : Invité par ses amis, il s’introduit dans la chambre de leur fillette et l’agresse sexuellement

L’homme avait profité d’une soirée alcoolisée pour entrer dans la chambre de la fillette et abuser d’elle, avant d’être surpris par son frère de 11 ans.

Le tribunal correctionnel de Bergerac (Dordogne) a condamné un homme de 42 ans, ce jeudi, à trois ans et demi de prison ferme pour des agressions sexuelles. Les faits ont été commis le 14 avril à Sarlat, durant une soirée arrosée, relate Sud Ouest.

Le quadragénaire était monté à l’étage du domicile de ses amis, avait ouvert la porte de la chambre d’une fillette de 7 ans, avant d’entrer et de l’agresser sexuellement. Il l’avait embrassée sur la bouche, lui avait pratiqué des caresses sur le corps par dessous ses vêtements, avant de baisser sa culotte et de lui caresser le sexe.

L’agression avait été interrompue par le frère de la fillette, âgé de 11 ans, qui a surpris le quadragénaire. Au tribunal, le prévenu a reconnu les faits.

Une autre agression sexuelle découverte par les enquêteurs

À l’audience, une autre affaire le concernant a également été abordée. Le prévenu a, cette fois, totalement nié cette autre agression sexuelle, découverte lors de l’enquête concernant la petite fille. Elle a eu lieu quelques mois plus tôt, le 20 décembre 2019, chez une femme qui l’hébergeait.

Il s’en était pris à son hôte alors qu’il était ivre, en lui touchant la poitrine et le sexe. La victime a déposé plainte. Cette femme vulnérable était persuadée qu’il avait aussi abusé d’elle la veille pendant son sommeil. Mais comme elle n’était pas sûre des faits, elle avait décidé de garder le silence.

Un lourd passif judiciaire

L’audience n’a malheureusement pas permis aux victimes d’en savoir plus sur les motivations profondes de ce prédateur, au casier judiciaire chargé de condamnations pour agressions sexuelles.

Tout au long du procès, il a rejeté la faute sur sa consommation excessive d’alcool, « sans la moindre empathie pour ses victimes », a indiqué la procureure de la République qui a requis « pas moins de quatre ans de prison » avec son maintien en détention. Des réquisitions suivies en partie seulement.

Le quadragénaire a écopé de 3 ans et demi de prison ferme, avec mandat de dépôt, assortis d’une obligation de soins et de travail. En outre, il a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais). L’étude d’une partie des intérêts civils a été renvoyée au mois de septembre, précise le quotidien régional. Il doit également verser 7 608 euros aux victimes au titre du préjudice moral.