Adolescent accusé de la mort d’un gendarme: le père aurait tué son fils avant de se suicider

Un père et son fils de 15 ans qui venait d’être mis en examen pour avoir tué un gendarme avec sa moto de cross trafiquée, ont été retrouvés morts mardi matin, dans un bois près de chez eux en Gironde, le père ayant probablement tué son fils avant de retourner son fusil de chasse contre lui.

Les deux corps ont été découverts par des chasseurs dans un bois proche de leur domicile de Salles (Gironde) et les constatations médico-légales permettent de « privilégier l’hypothèse d’un scénario dans lequel le père a tiré sur son fils en premier avant de retourner l’arme contre lui », a annoncé mardi soir le parquet de Bordeaux dans un communiqué.

Le père et le fils ont apparemment quitté leur domicile lundi en début d’après-midi en prenant la voiture familiale « au prétexte de rendre visite à un membre de leur famille », poursuit le parquet.

« N’ayant pas de nouvelles de leur part, constatant l’absence d’un fusil de chasse et trouvant chez elle une lettre manuscrite de son conjoint laissée à son intention, la mère du mineur a décidé de signaler leur disparition » à la gendarmerie vers 22h45.

Malgré la géolocalisation des portables, les recherches n’ont pas abouti, les bois étant d’accès difficile en raison des récentes intempéries.

C’est finalement un couple de chasseurs qui a trouvé les corps tôt mardi matin et les gendarmes ont découvert dans la voiture « deux autres lettres, vraisemblablement rédigées par le père, et destinées à leurs proches », dans lesquelles ils « faisaient état d’un passage à l’acte imminent ».

Le 4 février, l’adolescent sur sa moto de cross avait percuté un gendarme lors d’un contrôle de vitesse non loin de chez lui.

Propriétaire de cette moto depuis décembre 2017, il avait reconnu « avoir vu le gendarme lui demander de s’arrêter pour le contrôler, ne pas avoir obtempéré ni tenté de l’éviter », avait précisé le procureur adjoint Gérard Aldigé.

« Il a par ailleurs admis avoir acquis ce cyclomoteur en sachant que sa cylindrée avait été augmentée à environ 88 cm3. Son véhicule n’était pas homologué pour circuler sur la voie publique », avait ajouté le magistrat.

Grièvement blessé, le gendarme, âgé de 46 ans et père de trois enfants, était mort le lendemain.

Le 6 février, l’adolescent avait été mis en examen pour « homicide involontaire aggravé », risquant une peine de 7 ans de prison, et placé sous contrôle judiciaire.

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Bordeaux devait examiner ce mardi l’appel du parquet qui souhaitait son placement en détention.

Une autopsie du père et du fils se déroulera mercredi à l’institut médico-légal de Bordeaux.

Avec AFP

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