Calais : Il poignarde sa compagne à une vingtaine de reprises et écope de deux ans de prison ferme

Une femme a reçu une vingtaine de coups de couteau de la part de son compagnon dans un immeuble de Calais, en janvier dernier. L’homme a ensuite retourné l’arme contre lui. Il vient d’être condamné par la justice.

La terrible agression s’est déroulée dans un appartement situé au 19 rue d’Ajaccio, dans le quartier du Fort-Nieulay à Calais (Pas-de-Calais), dans la nuit du 27 au 28 janvier 2019. Un mère de famille trentenaire, qui exerçait en tant que secrétaire médicale au moment des faits, venait de se disputer avec son compagnon avec qui elle avait partagé sa vie durant 19 ans.

La discussion de couple a tenu jusqu’à 6 heures du matin. C’est à son terme que l’homme s’est emparé d’un couteau, relate La Voix du Nord. Menacée, sa compagne s’est défendue en lui assénant plusieurs coups de poing, avant d’être poignardée une vingtaine de fois.

Leur fils intervient et sauve sa mère

Grièvement blessée à la poitrine, aux bras et aux jambes, elle a été sauvée par l’intervention du fils aîné de ce couple, âgé de 17 ans, qui a maîtrisé son père. La victime a pu se dégager et s’est réfugiée deux étages plus bas chez une voisine.

Dans le même temps, le père de famille a retourné son couteau contre lui et s’est poignardé. Grièvement blessé lui aussi, il a été hospitalisé en urgence, tout comme sa compagne dont le pronostic vital était engagé.

Placé en détention provisoire au début du mois de février 2019, l’homme a été jugé ce mardi après-midi, au tribunal de Boulogne-sur-Mer. À l’audience, le prévenu âgé de 41 ans, vêtu d’un jean, d’un polo blanc et arborant une barbe naissante, a affirmé « être dépressif » suite au décès de son frère.

Une altération du discernement

« Ça n’allait pas, je me sentais responsable de tout, la jalousie est arrivée plus tardOn m’avait dit de consulter un psychologue », a-t-il expliqué. Sa compagne a confirmé ses dires et même évoqué un projet de mariage avec lui, assurant qu’elle voulait reprendre une vie tranquille en couple.

« Au moment des faits, son visage était noir, je ne l’ai pas reconnu » a-t-elle témoigné. L’expertise psychiatrique a, en effet, confirmé que le quadragénaire avait subi une « altération du discernement au moment des faits ».

Les juges l’ont finalement condamné à 3 ans de prison dont un avec sursis probatoire de trois ans. Il devra faire l’objet de soins durant cette période et a interdiction de détenir une arme.

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