Soupçons de viols sur des fillettes : l’assistant maternel ne veut pas tout avouer

SAINT-PIERRE. Les magistrats de la chambre de l’instruction se sont penchés hier sur la demande de remise en liberté de Bruno P., un homme de 57 ans soupçonné d’agressions sexuelles sur deux filles de 5 et 10 ans dont il avait la garde à son domicile, en sa qualité d’assistant maternel agréé par le Conseil départemental.

L’homme au casier judiciaire vierge a été mis en examen et écroué le 22 septembre dernier, à Saint-Pierre, pour ces agissements qui auraient débuté dans le courant de l’année 2014, selon les témoignages des fillettes. La première plainte avait été déposée au mois d’août dernier après que l’une des petites s’est confiée à ses parents. Le deuxième signalement était tombé peu de temps après.

Les deux fillettes évoquent notamment des caresses. L’une d’elles indique aussi avoir subi des pénétrations digitales. Ce que le professionnel de la petite enfance avait d’abord nié face aux policiers de la brigade des mineurs. Il était ensuite revenu sur ses déclarations pour finir par reconnaître l’agresssion d’une seule des deux fillettes.

L’homme affirme aussi que ses agissements n’ont débuté qu’il y a quelques mois et non plusieurs années, contrairement à ce qu’a déclaré la fillette en question. Mais pour l’avocate générale Emmanuelle Barre, le mis en examen «minimise grandement les faits reprochés». La magistrate est revenue notamment sur les déclarations des enfants et de leurs proches pour asseoir son argumentation.

«Au bout de quatre mois de détention, il ne reconnaît toujours que très partiellement les faits». De quoi justifier aux yeux de la magistrate le maintien en détention provisoire du quinquagénaire.

Absent à l’audience tenue à la cour d’appel de Saint-Denis, Bruno P. était néanmoins représenté par Me Stéphanie Panurge.

L’avocate saint-pierroise a plaidé pour une assignation à résidence de son client, dans le cadre d’un contrôle judiciaire strict. «On dit que c’est étrange qu’il ne reconnaisse que le deuxième fait et pas le premier, mais en quoi c’est étrange ‘». Les magistrats ont mis leur décision en délibéré.

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