AFP/Archives / FRED DUFOUR

Six Français sur dix pensent qu’il existe toujours des métiers plus adaptés aux hommes et d’autres plus adaptés aux femmes, même si les a priori s’estompent” en dehors des métiers “physiques”, selon un sondage Vivavoice publié jeudi pour France 2 et RTL.

Dans le détail, 63% des hommes interrogés, contre 58% des femmes, pensent qu’il existe toujours, “dans le monde du travail, aujourd’hui en France”, des métiers plus adaptés à l’un ou l’autre des deux sexes.

Seuls 35% de l’ensemble des sondés pensent au contraire “qu’aucun métier n’est aujourd’hui plus adapté aux femmes ou aux hommes” (32% chez les hommes, 37% chez les femmes).

Pour autant, les résultats par catégorie de métier “plaident plutôt” pour un recul des a priori, estiment les auteurs du sondage.

“Une très large majorité” des sondés pensent ainsi qu’hommes ou femmes “sont tout aussi +à même+ de travailler dans l’enseignement” (90%) ou la santé (89%), milieux “davantage perçus” comme “féminins”.

Même constat pour des domaines perçus comme “masculins”, avec 91% des sondés estimant qu’hommes et femmes sont tout aussi capables d’exercer des “métiers scientifiques” et des “métiers technologiques et du numérique”.

Hommes et femmes sont par ailleurs “tout aussi aptes à manager une équipe” ou à diriger une entreprise pour, respectivement, 88% et 90% des sondés.

Au bout du compte, les a priori subsistent seulement pour les métiers physiques, davantage “adaptés” aux hommes selon 52% des sondés (59% des hommes contre 46% des femmes).

Autre enseignement, un sondé actif sur cinq (20 %) “préférerait” travailler dans une équipe avec une majorité d’hommes (15% des hommes et 25% des femmes).

Interrogés sur leur perception des mouvements #balancetonporc ou #metoo, qui, à la suite de l’affaire Weinstein, ont visé “à rendre publics des faits de harcèlement sexuel”, à peine la moitié (49%) des sondés les ont jugés “utiles pour combattre ces violences”, et seulement 43% des hommes contre 55% des femmes.

Sondage réalisé en ligne du 21 au 23 février auprès de 1.010 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Avec AFP

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