Cour d’assises : Au Mali, un homme condamné à 10 ans de prison ferme pour le viol d’un garçon de 12 ans

Âgé de 37 ans, célibataire sans enfant, Fotigui Koné est maçon et domicilié à Koutiala, Région de Sikasso. L’homme a été inculpé de pédophilie avec une date de mise en détention du 12 juillet 2016.
Incroyable, mais vrai. Une affaire bizarre de pédophilie pas comme les autres. Ici, au lieu que ça soit entre un homme et fillette mineure, c’est plutôt un petit garçon mineur qui en est victime.

Répondant au nom de d’Abdoulaye Koné, âgé de 12 ans, le petit garçon était entretenu sexuellement par un certain Fotigui Koné travaillant comme manœuvre dans la Résidence du père de la victime, à Koutiala. Il a été finalement découvert par la mère de l’enfant.

S’il y a une maladie qui fait qu’un être humain, singulièrement des hommes, aurait du plaisir sexuel avec des enfants, des animaux, etc., la législation malienne ne le reconnait pas. Selon l’Arrêt de mise en accusation et de renvoi devant la Cour d’assises, Fotigui Koné travaillait chez Dramane Koné en qualité de manœuvre, courant 2016 dans le quartier N’Tonasso de Koutiala.

Ainsi, la maman du petit, Mme Bintou Dolo, a été informée par les voisins qu’ils soupçonnaient Fotigui de pervers par ses comportements à l’égard des enfants du quartier. Finalement, il s’est avéré que Fotigui faisait subir à l’enfant de 12 ans, Abdoulaye Koné, des actes de sodomie et d’attouchement sexuels variés.

Face à la réaction tardive du père du petit Abdoulaye, sa mère Bintou en a saisi le Commissariat de police de Koutiala qui interpella Fotigui Koné pour enquête. D’où , l’ouverture d’une information judiciaire pour des faits de pédophilie à son encontre. L’inculpé Fotigui Koné a reconnu les faits tant au niveau de l’enquête préliminaire qu’au cours de l’information, qu’il a lui-même expliqué avoir introduit dans un premier temps son appareil génital entre les cuisses du jeune garçon avant de passer à l’acte proprement dit. Ces faits sont prévus et punis par l’article 228 du Code pénal et peuvent donner lieu à l’application des peines criminelles.

Au prétoire, l’accusé a non seulement reconnu les faits de pédophilie contre le petit Abdoulaye, mais en même temps ii révèle en avoir fait subir à plusieurs autres jeunes garçons. Comme justification, l’accusé avance qu’il serait envouté pour avoir réussi à disposer d’une femme fortement concurrencée. Du coup, il a le dégout des femmes, mais pas les jeunes garçons. Donc, sans détour, l’accusé a reconnu l’infraction criminelle et de la gravité de tels actes sexuels. Le Ministère public, dans son réquisitoire, s’est étonné fortement de cet état de fait qui ne doit être dû qu’à un dérangement mental. Le Président du Tribunal avait voulu en savoir sur les motifs réels d’un tel comportement charnel inimaginable. Mais Fotigui Koné n’a pas voulu répondre. L’Avocat de la Défense soutenait qu’une faute reconnue est à moitié pardonnée avant de solliciter la clémence de la Cour d’Assises. C’est ainsi que ce pédophile d’un autre genre a écopé de 10 ans de prison ferme sur la base des circonstances atténuantes.

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