MONDE : IL CACHAIT LES CORPS DANS DES BACS À FLEURS

Révélation dans l’affaire du tueur en série d’homosexuels à Toronto. Le meurtrier profitait de son emploi de paysagiste pour cacher ses victimes.

La police canadienne a révélé lundi la découverte des restes d’une septième victime du tueur en série d’homosexuels de Toronto. L’homme a profité de son emploi de jardinier-paysagiste pour enterrer les corps démembrés de ses victimes dans des bacs à fleurs.

Le suspect de 66 ans a été arrêté mi-janvier. Il a été inculpé de la disparition et du meurtre de six hommes, qui fréquentaient le «Village» à Toronto, le quartier de la communauté homosexuelle de la plus grande ville canadienne.

Il avait pourtant interdiction de fréquenter le quartier depuis 2001. Condamné alors pour des agressions d’homosexuels, le jardinier avait aussi été interdit d’entrer en contact avec des hommes prostitués.

Au fil de l’enquête, la police a ciblé une trentaine de jardins pour lesquels l’accusé avait eu des contrats d’entretien. Pour l’instant, des restes humains ont été découverts dans le jardin d’une maison dont les propriétaires avaient gracieusement mis une dépendance à disposition du tueur en série présumé pour entreposer son matériel de jardinage.

Dégel attendu

«Nous avons découvert les restes d’au moins sept victimes enfouis dans des jardinières saisies dans cette propriété», a déclaré lundi le responsable de l’enquête de la police de Toronto.

La police n’a pas formellement accusé le suspect de ce septième meurtre, mais a diffusé une photographie postmortem afin d’obtenir l’aide du public pour son identification. La police n’a pas précisé la provenance de ce cliché, mais des images d’autres victimes avaient été retrouvées dans l’ordinateur du tueur en série.

Qualifié de «tueur en série» par les enquêteurs, le jardinier pourrait avoir fait d’autres victimes et des dossiers de disparition d’homosexuels ont été rouverts ces dernières semaines.

La police attend le retour du printemps et le dégel des sols pour fouiller plus en profondeur d’autres jardins de Toronto où des restes humains auraient pu être enterrés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.