Une affaire de viol devant la Cour d’appel

Un homme poursuivi pour le viol de sa belle-fille, avait été condamné en première instance à 8 ans de prison, dont 6 avec sursis probatoire.

En appel, la représentante du Parquet général s’est montrée moins clémente et a requis à son encontre 8 ans de prison, dont seulement 4 avec sursis, ainsi que des contraintes pénales.

Selon la représentante du Parquet général, la phrase de l’homme prononcée en octobre 2014, était symptomatique de l’attitude de sa famille qui utilisait la belle-fille comme un objet, quand il avait dit que, « personne d’autre n’avait à jouer avec la poupée« . Quant au viol, la jeune fille en avait parlé et s’était ainsi épargné une grande douleur.

Quand elle avait rencontré son petit ami il y a quatre ans, son beau-père s’était conduit comme un jeune homme éconduit. Il était allé jusqu’à agresser le couple. Dès le début de l’affaire, l’accusé avait tout nié et déclaré que la fille avait « tout inventé » pour lui nuire. La représentante du Parquet général a déclaré mardi que même s’il n’y avait ni preuve, ni témoin, elle considérait que ce que disait la jeune fille correspondait à la réalité. La victime avait été claire dans ses déclarations et elle n’avait aucun intérêt à inventer des choses.

Maître Foetz, l’avocat de la victime, a souligné que la mère avait une fois surpris son mari au lit avec sa fille, après que cette dernière ait crié. L’accusé avait dit à l’époque qu’il avait voulu lui donner un baiser. C’est alors que la mère avait changé d’opinion sur son mari et la jeune fille avait été placée dans un foyer.

L’accusé, en revanche, a déclaré n’avoir jamais touché sa belle-fille, ni n’en avoir abusé, ni ne l’avoir violée. Ses accusations n’avaient aucun fondement. Pour Maître Roland Michel, l’avocat de l’accusé, tout avait commencé quand ce dernier avait appris la relation de sa belle-fille avec son compagnon et avait dit que cela n’allait pas. Six à douze mois plus tard, la jeune femme avait déclaré que son beau-père avait commencé à abuser d’elle à l’âge de 9 ans. Cette dernière a dit des choses qui n’étaient pas exactes et sa mère a soudain changé d’avis et pris le parti de sa fille sans avoir vu quoi que ce soit elle-même.

La Cour d’appel rendra son arrêt le 24 avril. (RTL.LU)

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