La meurtrière de l’enseignante à Albi ne sera pas jugée

L’affaire de l’enseignante qui avait été tué en 2014, revient sur le banc de la justice.

La meurtrière qui l’avait tuée ne sera finalement pas jugée par la cour d’assises. En effet, les experts ont évalués que l’accusée, une femme de 51 ans, n’était pas apte à être jugée pour le meurtre de l’institutrice.  C’est la cour d’appel de Toulouse qui vient de rendre sa décision.

Selon la DPM cette déclaration d'”irresponsabilité pénale” met donc un terme à la procédure dans cette affaire qui avait causé un vif émoi en France. Il s’agit en effet de la seule enseignante tuée par un parent d’élève en plus de 30 ans.

L’auteur des faits, Rachida, âgée aujourd’hui de 51 ans, avait été mise en examen pour “assassinat” après avoir porté un coup de couteau mortel à l’institutrice de sa fille de six ans. L’enquête avait rapidement établi qu’elle était atteinte de troubles psychiatriques.

  Elle avait porté un coup de couteau à l’institutrice de sa fille de six ans

Le président François Hollande avait exprimé sa “consternation” devant ce “drame abominable” et le Premier ministre Manuel Valls avait fait part de son “effroi”. Quelque 4.000 personnes avait participé à une Marche blanche en hommage à une “super maîtresse”.

Devant une quinzaine d’élèves en grande section de maternelle de l’école Édouard Herriot, une femme de nationalité espagnole, sortie depuis quelques semaines d’une clinique psychiatrique, avait porté un coup de couteau à l’institutrice de sa fille de six ans. Fabienne Terral-Calmès, 34 ans et mère de deux petites filles, avait succombé à ses blessures.

“Je ne doute pas de la décision qui sera prise. Elle est irresponsable”, a affirmé à l’AFP l’avocat de la mise en cause, Me Alexandre Martin, rappelant qu’à l’audience, début février, deux experts mandatés par la Chambre avaient estimé que l’état mental de la meurtrière présumée était “incompatible avec la tenue d’un procès” car le “discernement” et le “contrôle de ses actes” étaient “abolis au moments des faits”.

 

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