«Il m’a éventrée de bas en haut» explique une victime de Jacques Rançon

Jacques Rançon est actuellement jugé devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales pour « l’affaire des disparues de la gare de Perpignan ».

Sabrina, rescapée du « tueur de Perpignan », a témoigné à la barre. Le 9 mars 1998, la jeune femme, âgée à l’époque de 19 ans, attendait son petit-ami en bas de son immeuble lorsque l’accusé est passé en voiture. Il s’est arrêté et l’a abordée.

« Il m’a dit qu’il avait bu du champagne avec ses collègues et qu’il habitait au dernier étage de l’immeuble… Il me fixait d’un regard sadique, un regard noir. C’est comme s’il me faisait l’amour sur place, il me parlait en expirant. »

Puis l’accusé a fait semblant de tomber. Elle l’a alors aidé à se relever puis à se diriger avec lui sous le porche de l’immeuble.

Au moment où la jeune fille prenait la clef dans son sac, Jacques Rançon a sorti un couteau et l’a poignardé à la poitrine.

« Il a essayé de me couper le cou. J’ai mis mes deux mains (pour le repousser), de toutes mes forces… Là, il m’a dit : Je vais te tuer. Il m’a éventrée de bas en haut. Je n’ai même pas senti la douleur. Je mourais, je partais. J’ai vu le tunnel… Je me disais : Maman ça va, je suis bien, je pars. »

Des voisins, alertés par les cris, ont mis en fuite le meurtrier. Par miracle, Sabrina a survécu à cette tentative de meurtre, mais elle conserve aujourd’hui toujours une cicatrice de 32 centimètres au ventre.

Sabrina s’est mariée en 2003 et a 4 enfants. Elle reste traumatisée à vie par cette agression. Lorsqu’elle a témoigné à la barre, elle a poussé un hurlement d’épouvante tellement c’était dur à revivre.

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