ROUEN : Jugé pour le meutre de sa compagne, il plaide le geste involontaire

Justice. Un homme comparaît à partir d’aujourd’hui devant la cour d’assises de Seine-Maritime pour avoir assassiné sa femme avant de tenter de se tuer en 2010 à Hermanville, dans le pays de Caux. Lui plaide le geste involontaire d’un homme en difficulté dans sa vie, à un moment de crise.

Difficile séparation pour cet homme qui a tenté de mettre fin à ces jours mais aussi ceux de sa compagne. Le couple battait de l’aile, l’homme venait de perdre son entreprise, et les différentes problématiques conjugales ont aggravé la situation.

Il était amoureux, elle ne pouvait plus vivre dans le domicile conjugal. Il était comme un fou lorsqu’elle partait dormir chez des amis, et ne rentrait pas à son domicile.Un jour, il n’en pouvait plus et à décider de mettre fin à sa vie, en prenant le soin d’embarquer dans son geste encore fou sa compagne.

Un soir de ce 31 mai 2010, sa compagne contact l’accusé pour lui dire qu’elle ne rentrera pas une énième fois à son domicile. Le lendemain, il se recroise et lui propose de retourner à leur domicile prétextant une aide pour relire une lettre de motivation pour trouver un nouvel emploi.

La jeune femme après négociation finie par accepter. Il savait qu’elle avait une relation avec un autre homme et il ne le supportait pas mais n’envisager aucunement la séparation.La femme est tuée par balles pendant la relecture dans le bureau du prévenu et c’est le maire de la ville de HERMANVILLE qui fera la découverte du corps gisant et arrêtera à temps le geste fou de cet homme qui tentait lui aussi de mettre fin à ces jours.

 

Pour la défense :

Me Herveline Demerville conteste la logique de l’enquête qui, partant de la mort, en déduit une intention de tuer, et vu le déroulé de la journée, une préméditation. « Mon client a toujours contesté la volonté homicide, mais comme il y a des constatations sur place qui ne collent pas avec ses déclarations, on se dit que forcément il ment ».

Mais pas la même version du coté de la partie civile :

« C’est une personne en grande souffrance, qui ne supportait pas l’annonce de la faillite de son couple, du départ de son amie du domicile conjugal et dont la souffrance était telle, qu’il a décidé de se suicider, mais aussi de tuer sa compagne ».

Le verdict devrait être rendu jeudi dans la soirée.

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