Affaire Torrent : Aude s’exprime suite au retrait de ses deux enfants Gabriel et Guillaume

Vendredi soir, la mère de famille qui ne voulait pas rendre les enfants à leur père, ni respecter la décision judiciaire qui l’obligeait au retour de ses enfants en Irlande, s’est vu retirer les enfants à son domicile.

C’est une trentaine de gendarmes qui est intervenu à son domicile pour prendre les enfants, les emmener dans un lieu neutre en attendant que leur père vienne les récupérer.

Cette mère est dévastée, et elle se confie dans les colonnes du progrès sur l’intervention musclée des gendarmes à son domicile.Pour rappel des faits, une décision ordonnait le retour des enfants en Irlande, dont le père de famille réside en Irlande. Les différents recours engagés par la jeune mère de famille ont été pour tous rejetés.

La mère doit rendre ses enfants, et le parquet s’est bien décidé à exécuter la décision judiciaire.

Aude Torrent explique : “Je suis déboussolée, je suis effondrée de la façon dont cela s’est passé hier soir. Ils sont partis sans leurs chaussures. J’ai juste eu le temps de leur donner leurs doudous. Ma mère a juste eu le temps de leur donner une veste. J’ai dû les donner pour empêcher qu’ils soient pris de force. Guillaume m’a dit j’ai peur maman et Gabriel m’a dit je t’aime maman”.

Les gendarmes sont intervenus suite à une décision du Parquet de Clermont-Ferrand. Le Parquet a précisé qu’une solution à l’amiable avait été proposée à la mère de famille, pour éviter de récupérer les enfants directement à son domicile, mais qu’elle l’avait refusée.

Contactée par téléphone l’avocate du père des deux garçons a déclaré qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer sur cette affaire privée. Elle a cependant rappelé qu’il s’agit d’une décision de justice qui respecte les droits de l’enfant.

Samedi matin, les membres du comité de soutien d’Aude Torrent ont manifesté devant la gendarmerie de Langeac. Ils étaient présents la veille, lors de l’intervention de la gendarmerie et ont tenté de s’interposer.

Selon le progès

« Je ne supporte plus le silence qui règne depuis vendredi soir à la maison. Ne plus entendre Gabriel et Guillaume (les frères jumeaux ont eu 3 ans au début du mois, NDLR) est une torture ».

Alors qu’il faisait nuit, certains de ces militaires étaient cagoulés et armés de taser… Comme si mes petits étaient des terroristes. Les services sociaux ont refusé d’être les complices d’une telle action. »

Documents en mains, elle énumère les « mensonges de cette affaire ». La maman réclame aussi, et surtout, de savoir où se trouvent ses garçons et de les voir. « Je suis déchue de mes droits de mère sans procès ni jugement. C’est inhumain. »

De leur côté, les coprésidents Serge Vauris et Guy Vissac, ancien sénateur, annoncent que l’affaire sera portée à la connaissance du Premier ministre, des ministres de la Justice et du Droit des Femmes. « Il y aura aussi un dossier adressée à Brigitte Macron ».

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