Manche : Elle s’était défoulé sur son bébé de 14 mois, la mère condamnée

Une mère de famille vient d’être jugée par le tribunal de Coutances (Manche) pour avoir porté des coups sur sa petite fille alors âgée de 14 mois. Le bébé souffrait de 5 fractures.

C’est un déferlement de violences qui s’est produit sur ce bébé. Cette femme aurait pu passer par la cour d’assises mais la loi en est ainsi. Elle s’est donc présenté à la barre ce 21 Mars pour répondre de faire de violences sur sa petite fille.

Selon la Manche Libre en mai 2013, elle vient de se séparer de son compagnon et se rend régulièrement chez un nouvel ami à Domjean (Manche), au sud de Saint-Lô. Elle a la garde de sa fille de 14 mois et de son fils de six ans, et s’occupe des deux fils de son ami dont l’aîné a six ans aussi. Le 5 octobre 2013, à 15h, elle se rend aux urgences, dès constatations d’hématomes au visage de sa fille. Le scanner révèle trois fractures à la face et la petite est dirigée sur le CHU de Caen (Calvados), où les examens révèlent une fracture à chaque tibia. Les fractures sont datées du 4 ou 5 octobre.

En Octobre 2013, dans la foulée les médecins du centre des urgences font un signalement auprès du Parquet. Très rapidement la mère est placée une première fois en garde à vue. Elle niera tout en bloc et indiquera aux enquêteur qu’il s’agit naturellement d’une chute du canapé.

L’enquête se poursuit et révélera d’autres éléments dont les faisceaux d’indices concordent sur la mère de famille. Elle sera donc de nouveau placée en garde à vue et finira aux sus des nombreux éléments par dire la vérité.

Elle relate une journée stressante, le 4 octobre 2013, où les enfants ont été insupportables et plus particulièrement l’aîné de son ami, qui lui manque de respect et insulte même le voisin, alors qu’elle arrive à 17h à Domjean. Elle déclare : « Il y a eu un trop-plein et je pense que je me suis défoulée sur ma fille. » Un peu plus tard, elle déclare : « C‘était le bazar, je n’en pouvais plus. J’ai eu du mal à mettre ma fille qui pleurait dans sa chaise. »

Toujours selon notre confrère, en détail, elle avouera que les genoux de la petite coinçaient contre la tablette de la chaise et ainsi avoir forcé sur ses jambes. Les enquêteurs apprendront également qu’elle a jeté violemment sa fille dans son lit parapluie, en lui intimant l’ordre de se taire.

Un revirement de situation imparable

Voilà que cette dame, se prétend à l’audience victime. Victime des agissements des services enquêteurs qui lui ont mis la pression ce qui l’aurait obligé à avouer quelque chose qu’elle n’a finalement jamais fait. Elle revient donc sur sa version, et niera à l’audience avoir fait du mal à son bébé. Elle évoque en surplus la peur d’un compagnon devant lui-même comparaître devant le tribunal correctionnel et connu pour des violences sur son ex-compagne.

Le tribunal, s’appuyant sur les déclarations précises de la prévenue en garde à vue, particulièrement compatibles avec les faits, la reconnaît coupable et la condamne à deux ans de détention dont un an ferme.

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