Condamné pour avoir frappé sa femme devant sa fille, suite à sa séparation

Le 16 avril 2017, l’épouse de Gérard*, 45 ans, dépose plainte face à un mari qu’elle considère « comme énervé, imprévisible, ce qui le fait déraper sans raison et sans prévenir. Menaçant, colérique, il me pousse, me rabaisse, mais pas seulement  ».

Le 19 juillet 2015, le couple se sépare de corps. Ils sont les parents d’une adolescente âgée de 16 ans qui refuse de voir son père. Ce jour-là, il se présente au domicile de madame alors que la jeune fille dort. Agacé, il insulte et dit : « Elle mérite une bonne correction… ». La jeune fille, réveillée, ne s’en laisse pas conter et provoque son père. La maman s’interpose. Le prévenu la fait valser sur le côté. La victime se cogne très violemment sur le bâti de porte, tellement fort qu’elle est blessée au niveau du cou, des membres supérieurs, des côtes – avec suspicion de fracture costale – pour une ITT de 2 jours, alors que c’est une femme qui souffre d’énormément de douleurs, à la suite de problèmes sérieux de santé.

Le prévenu nie les faits : « Je n’arrive pas à joindre ma fille, ni par téléphone, ni par messages. Elle ne me répond jamais. Je voulais lui parler, alors, je me suis déplacé. Je n’ai jamais touché sa mère, jamais levé la main sur elle. Ma fille réagit comme ça, car elle a peur de sa mère. Elle m’en veut car j’ai parlé de drogues, d’une vie sexuelle débridée la concernant ».

Le prévenu a menacé de se suicider en cas d’absence de contact avec son enfant et explique : « Je ne m’oppose pas aux droits de visite et d’hébergement, mais il doit cesser de s’emporter ». « Un prévenu qui semble toujours réagir de la manière forte  », souligne la substitute, qui requiert 3 mois de prison avec sursis simple. Me Pauwels intervient : « Cette jeune fille vit désormais chez son père… ».

Gérard* écope de 4 mois de prison avec sursis simple. La victime reçoit 900 euros de dédommagement.

*Prénom d’emprunt

Source Nord Littoral 

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