Carpentras : il agresse sexuellement son amie qui l’avait invité à dormir dans son lit

Tête basse et mains croisés Léo, un étudiant en BTS âgé de 19 ans, parle d’une petite voix depuis le box du tribunal correctionnel de Carpentras où il est accusé d’agression sexuelle dans le cadre d’une comparution immédiate. Léo, qui a échappé à la qualification criminelle de viol, reconnaît les faits reprochés qui remontent à la nuit du 12 au 13 janvier. Il s’est retrouvé avec Sophie (1) qu’il connaît depuis l’âge de 14 ans, et un ami, au domicile de la cousine de ce dernier. Les quatre copains passent la soirée à boire du rhum en jouant au “Picolo” qui est “une sorte de jeu à boire d’action-vérité”. Au petit matin les deux jeunes filles déconseillent aux garçons de prendre la voiture pour rentrer chez eux et les invitent à dormir chez elles. Léo ira chez Sophie qui lui propose de dormir dans son lit. Les deux jeunes ont déjà eu une aventure en septembre dernier mais sans rapport sexuel. Pris de boisson Léo la caresse. Elle refuse. Malgré tout il insiste. La jeune fille fait semblant de dormir et, sidérée, ne parvient pas à résister. Il va alors se coller, lui pincer les seins, se faire masturber et lui imposer des pénétrations digitales… jusqu’à ce qu’il quitte les lieux en s’excusant. Il y aura par la suite un échange de textos ou il se dit désolé en espérant ne pas être allé trop loin…

Interrogé par le président Pascal Chapart, Léo explique ne pas avoir de relations féminines car il n’a “pas beaucoup de chance”. Puis, sur les faits, il explique que les choses ont eu lieu à un moment ou il n’était “pas réveillé, pas endormi” et surtout “ne pas avoir réfléchi”. “J’ai dit non, j’ai été très claire” assure Sophie qui dit ne pas avoir eu de comportement ambigu.

Assisté de Me Simonin, Léo, déclaré coupable, est condamné à la peine de 10 mois de prison avec sursis avec une interdiction de contacter la victime à qui il est alloué 3 000€ au titre des dommages et intérêts. Le tribunal ne prononce pas l’inscription au fichier des délinquants sexuels.

(1) nous avons modifié le prénom.

Source la Provence

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