Albertville : Il séquestre et violente sa petite amie tout juste âgée de 15 ans

En mai 2017, la police nationale d’Albertville était appelée par les employées d’une boulangerie, où une adolescente de 15 ans en état de panique s’était réfugiée. Présentant plusieurs plaies au visage et des marques de strangulation au cou, la jeune fille avait subi des violences de la part de son petit ami. Dans une salle de bain, où l’homme de 20 ans s’était enfermé avec elle pendant plus d’une heure, ce dernier lui avait maintenu à plusieurs reprises la tête sous l’eau, avant de lui entailler les jambes avec un couteau de cuisine, tout en lui répétant qu’elle n’avait plus que quelques instants à vivre.

Kylian Millotte a comparu devant le tribunal correctionnel d’Albertville vendredi. Ce jeune majeur, originaire d’Albertville, a été jugé pour violence avec l’usage d’une arme, séquestration et menaces de mort. Peu bavard, il a fortement minimisé les faits reprochés, sans montrer de réelle empathie pour sa victime. « Je lui ai peut-être donné quelques coups, mais je n’ai jamais essayé de la noyer dans la baignoire, ni pris de couteau. » « Et comment expliquer les coupures sur ses cuisses ? », lui a demandé la présidente, Michelle Raffin. « C’est elle qui les a faites, car elle avait la haine », répondait, peu convaincant, le prévenu.

 L’avocate de la victime, Me Anne-Lise Falda Buscaiot, a décrit une scène d’une extrême violence. « Cet homme prétend que la victime est une affabulatrice, alors que toute la violence qu’elle a endurée se retrouve sur le certificat médical. »

« Elle a vraiment cru que sa dernière heure était arrivée dans cette salle de bain »

Et le ministère public de relever à son tour la gravité des faits jugés, avant de requérir cinq années de prison, dont une avec sursis. « D’après ce qu’a déclaré cette malheureuse dans toutes ses dépositions, elle a vraiment cru que sa dernière heure était arrivée dans cette salle de bain. » En défense, Me Christophe Cossonnet a insisté sur la relation fusionnelle entretenue par son client avec la victime.

« Ce jeune, à l’enfance chaotique, était un jaloux maladif car il avait trouvé en sa petite amie, tout aussi marquée que lui, son autre. »

Le prévenu a été condamné à cinq ans de prison dont 18 mois avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve.

Source  LDL

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.