Attaques terroristes dans l’Aude : Jean, Hervé, Christian et Arnaud, qui sont les victimes ?

Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame ont perdu la vie dans les différentes attaques survenues dans l’Aude, vendredi.

En leur mémoire, une messe présidée par l’évêque de Carcassonne et Narbonne est célébrée ce dimanche à Trèbes. Une veillée de prière aura également lieu jeudi. Une marche blanche pourrait avoir lieu samedi prochain à Carcassonne.

● Jean Mazières

Jean Mazières a été la première victime du tueur. Viticulteur à la retraite, il était âgé de 61 ans et résidait dans le petit village de Villedubert. Il a croisé la route de Radouane Bakrim vers 10h15, à Carcassonne, lorsque ce dernier a volé l’Opel Corsa blanche dans laquelle il se trouvait. Jean Mazières a été tué. Quant au conducteur du véhicule, son pronostic vital était toujours engagé samedi soir.

● Christian Medves

Connu de tous à Trèbes, Christian Medves était le chef du rayon boucherie du Super U. Le jeune quinquagénaire, deux fois père et une fois grand-père, est décrit par ses proches dans un article du Parisien comme un homme «qui vivait à 120% et ne faisait jamais rien à moitié», «un bon vivant extrêmement attaché à sa famille et à ses amis», «un cœur énorme, une figure, une belle personne». Il a perdu la vie sous les balles du terroriste.

● Hervé Sosna

À côté du chef boucher, se trouvait un client que le djihadiste a aussi abattu: Hervé Sosna, 65 ans, maçon à la retraite qui se rendait «dans ce magasin deux fois par semaine», a raconté son demi-frère William Durand au quotidien régional La Dépêche du Midi .

Cet habitant de Trèbes «avait de grandes capacités intellectuelles, lisait énormément, surtout des poèmes. Mais comme il n’avait jamais voulu quitter Trèbes, il s’était lancé dans le bâtiment», a témoigné William Durand, qui voyait son frère «tous les jours». «Il n’avait rien demandé et on l’a tué comme ça», s’est-il désolé.

● Arnaud Beltrame

Le nom de ce lieutenant-colonel du groupement de gendarmerie de l’Aude est désormais associé à la formule d’Emmanuel Macron: «tombé en héros». Le militaire de 45 ans a obtenu du terroriste qu’il le prenne en otage à la place de clients et employés du Super U. Blessé par balles par Radouane Lakdim, il a été secouru après l’assaut du GIGN mais a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi.

Diplômé de Saint-Cyr et de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale, le natif de l’Essonne a eu une carrière bien remplie, de l’ancêtre du GIGN au ministère de l’Écologie en passant par l’Irak, l’Elysée et la Manche, puis pour finir l’Aude. «Ses aptitudes au commandement, sa disponibilité, son infaillible implication étaient appréciées de tous», note un communiqué de la présidence.

Le diocèse aux armées françaises a précisé que l’officier avait récemment fait le pèlerinage de Saint Jacques-de-Compostelle avec son père, lui aussi décédé en ce mois de mars. Sa mère a confié à RTL que son fils «[faisait] tout pour la patrie», tandis que son frère Cédric a salué un homme «parti en héros». Il était marié civilement et devait épouser religieusement sa compagne Marielle le 9 juin 2018 à Vannes (Morbihan).

● Plusieurs blessés

Du côté des blessés, une quinzaine de personnes ont été prises en charge à la suite de l’attentat. Seules quatre d’entre elles étaient encore hospitalisées samedi à midi. Parmi elles, un citoyen portugais dans un état grave, qui avait d’abord été présenté comme décédé.

Sour Le Figaro 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.