Femme séquestrée et torturée à Nantes : un juge d’instruction saisi

Séquestrée, battue et torturée pendant 36 heures, une jeune femme de 18 ans avait réussi à fuir son compagnon grâce à un drap attaché au balcon du 9e étage d’un immeuble de Saint-Herblain.

Au regard de la gravité des faits, un juge d’instruction a été saisi pour faire toute la lumière dans l’affaire de cette jeune femme de 18 ans séquestrée, frappée et même torturée pendant trois jours à Saint-Herblain (Loire-Atlantique) rapporte France Bleu Loire Océan.

Selon la radio, le procès du tortionnaire de cette jeune femme, qui devait se tenir mardi après-midi à Nantes, dans le cadre de la procédure de comparution immédiate, a été reporté. Le tribunal correctionnel qui a estimé que les faits très graves pourraient être passibles des assises a demandé une instruction.

Le parquet de Nantes a répondu favorablement à cette demande en saisissant dans la foulée un juge d’instruction. Le suspect, âgé de 24 ans, a été maintenu en détention.

Trois jours de calvaire

Le jeune homme est soupçonné d’avoir fait vivre un véritable calvaire à sa compagne de 18 ans, entre jeudi et samedi dans un appartement d’un immeuble de Saint-Herblain.

La jeune femme a raconté avoir été frappée à de multiples reprises, notamment avec une tringle et des câbles. Elle a eu la main plongée dans de l’huile bouillante, le crâne en partie rasé et enfermée sur le balcon par grand froid. Elle avait le corps couvert de bleus et le visage tuméfié. Son incapacité totale de travail (ITT) a été évaluée à 30 jours par un médecin.

Pour mettre fin à son supplice, la jeune femme avait pris tous les risques pour fuir son petit ami et l’appartement où elle était ainsi séquestrée. Samedi après-midi, elle avait réussi à nouer un drap pour descendre à partir du balcon de l’appartement et se réfugier chez sa voisine du 8e étage de cet immeuble situé boulevard Marcel-Paul.

« J’ai honte de moi » lâche le tortionnaire

Les pompiers l’avaient découverte et prise en charge en état de « sidération », avait expliqué Presse-Océan.

Mardi, à la barre du tribunal, son compagnon a prononcé ces quelques mots : « j’ai honte de moi, de demandes excuses à Landy ». Sa victime, visiblement très marquée, encore sous le choc, avec ses yeux au beurre noir, était soutenue par sa famille et ses amis présents au palais de justice.

Source LP 

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