Disparition du petit Ariel: les policiers s’attaquent à la glace sur la rivière

Après quelques jours d’accalmie, les recherches pour retrouver le petit Ariel Jeffrey Kouakou, porté disparu depuis 16 jours dans le nord de Montréal, ont repris avec intensité mercredi. Les efforts ont de nouveau été concentrés dans la rivière des Prairies.

À ce stade-ci de l’enquête, la police de Montréal privilégie encore la thèse de la noyade pour expliquer la mystérieuse disparition de l’enfant de 10 ans.

Capture TVA Nouvelle

L’hélicoptère de la Sûreté du Québec a survolé à très basse altitude la rivière, tandis que le brise-glace d’Hydro-Québec a lui aussi été mis à contribution. Une opération visant à permettre aux plongeurs du Groupe tactique d’intervention (GTI) du SPVM de reprendre les recherches dans la rivière.  

«On essaie de casser le couvert de glace, explique le responsable des relations médias au SPVM, Ian Lafrenière. Et, morceau par morceau, on peut aller voir sous le couvert. Alors, c’est une opération qui va prendre plusieurs heures.»

L’escouade nautique, les pompiers, la cavalerie et un maître-chien étaient également sur le terrain mercredi. Mais les plongeurs du SWAT n’ont finalement pas été en mesure de plonger à nouveau dans la rivière.

Pendant ce temps, le SPVM continue de répondre aux critiques sur la façon dont ont été gérées les premières heures de la disparition. Lorsque le père d’Ariel s’est rendu au poste de quartier pour signaler la disparition de son fils, on lui aurait indiqué de retourner à la maison et de composer le 9-1-1.

«Je vous dis pas que c’est parfait! Je dis juste que c’est normal de dire à un parent: allez à votre domicile, faites le 9-1-1. Et le parent… Je peux vous le dire, j’ai ressorti l’appel. Quand il a appelé au 9-1-1, on a demandé la description vestimentaire complète de son enfant», précise Ian Lafrenière.

Puis, les enquêtes des Crimes majeurs n’auraient été mobilisées que plus de 17 heures après le signalement.

«On va faire une rétroaction, c’est clair. C’est juste que, là, on y va morceau par morceau. On essaie de démolir ce qui est fait. Et j’appelle ça une chasse aux sorcières», déplore le porte-parole du SPVM.

Les recherches avec plongeurs pourraient reprendre jeudi. Les bénévoles préparent quant à eux une autre battue, samedi.

«Parce que la neige fond. Alors, on a peut-être espoir de trouver de nouveaux indices. Alors, on organise des battues sur tous les parcs qui longent l’eau», indique Yolène Brunette, une bénévole.

Avec la collaboration d’Elizabeth Laplante

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