Il risque 6 mois de prison pour avoir violenté ses jumelles

Un Français risque six mois de prison au Québec pour avoir tenté de faire taire ses deux jumelles d’un mois en les serrant si fort contre lui qu’il leur a cassé des côtes.

Accusé de négligence criminelle ayant causé des lésions et de voies de fait graves, l’homme de 31 ans a récemment plaidé coupable à des chefs réduits de voies de fait simples, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Celui que l’on ne peut nommer, afin de préserver l’identité des victimes, a reconnu avoir été « brusque » avec ses deux jumelles qui pleuraient abondamment.

Nés prématurément en juin 2014, les deux bébés ont été violentés alors qu’ils n’avaient qu’un mois à peine.

Le 7 juillet 2014, les bambines avaient vu un médecin pour un examen de routine et tout était au beau fixe.

C’est le lendemain soir que les jumelles ont été serrées si fort qu’elles en ont eu des côtes cassées.

Lancée sur le sofa

Le père, qui s’occupait d’elles pendant la nuit, a même lancé une de ses deux filles sur le sofa, et la tête de celle-ci a percuté l’accoudoir.

Les médecins ont aussi découvert qu’elle avait une hémorragie sous-durale s’apparentant au syndrome du bébé secoué.

La mère a constaté des ecchymoses sur les petits corps et a amené ses filles dans un CLSC des Laurentides le lendemain.

Suspectant de la maltraitance, le personnel a dirigé les parents vers l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal, où une intervenante de la DPJ a avisé les policiers.

À l’origine, la mère avait aussi été inculpée, mais les accusations ont été abandonnées par la suite.

Lors du récent plaidoyer de culpabilité de l’accusé, la procureure de la Couronne a indiqué à la juge Michèle Toupin que le développement des fillettes n’était pas parfait, mais que les séquelles étaient moindres que celles anticipées il y a trois ans et demi.

Les deux jumelles ont été adoptées par une autre famille depuis.

Peine reportée

Les avocats de la Couronne et de la défense ont suggéré conjointement une peine de six mois de prison pour le père d’origine française, qui est retourné vivre dans son pays après les faits.

Cependant, contrairement à la coutume, la défense a demandé à la juge de ne prononcer la peine qu’en juin, afin que l’accusé puisse rentrer en France pour régler ses affaires.

L’homme de 31 ans, qui est infirmier de formation, espère pouvoir conserver son poste de coordonnateur après avoir purgé sa peine au Québec.

Puisqu’il n’a pas la citoyenneté canadienne, l’accusé ne pourra toutefois pas bénéficier d’une libération conditionnelle.

Source LJM

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