Vaucluse : un couple accusé de violences après le décès de son neveu

La maman est également poursuivie pour ne pas avoir dénoncé les violences infligées à son enfant âgé de 4 ans qui souffrait d’un handicap

Un dossier douloureux ouvre la session de printemps de la Cour d’assises de Vaucluse placée sous la présidence de Mme Florence Tréguier. Alicia, 29 ans, et son ex-compagnon Michel Bouzar, 51 ans, sont accusés de violences commises sur un enfant de 4 ans, ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Jessica, 28 ans, la mère de l’enfant est accusée de non-dénonciation de mauvais traitement et non assistance à personne en danger.

Le vendredi 15 janvier 2016, les pompiers se sont rendus vers 20 heures à Apt au domicile de Jessica pour porter secours à son fils Idriss, âgé de 4 ans. L’enfant inconscient, avait de nombreux hématomes et des traces de sang sur le corps. La maman expliqua aux gendarmes avoir récupéré à 18 h 30 son fils qu’elle avait confié avec son autre enfant depuis le lundi à la garde de sa soeur Alicia, elle-même maman de deux enfants. Elle aurait remarqué que son enfant était « inconscient, froid et avait des hématomes sur le corps et le visage ». Le médecin légiste détaillera près d’une trentaine d’ecchymoses datant de moins de trois jours avant le décès et quatre de plus de trois jours.

Jessica s’était rendue chez l’amie qui l’hébergeait et avait avisé Denis, son ancien compagnon, qui aussitôt avait appelé les pompiers. Elle avait précisé aux secours que son fils aurait chuté dans la baignoire quand il se trouvait chez sa soeur. L’enfant qui présentait un retard psychomoteur sévère et des troubles de la communication aurait été gardé par Michel Bouzar, l’ex-compagnon d’Alicia et père de ses enfants qui venait les garder pendant la journée. Il expliqua n’avoir commis aucune violence et qu’Idriss aurait chuté à plusieurs reprises depuis son cosy où il passait ses journées mais aussi dans la baignoire ou encore depuis le lit où il le changeait. Le mardi, Alicia avait envoyé une photo du visage tuméfié de son fils tout en disant qu' »il n’y avait rien de grave !…. ». Le vendredi, inquiète de constater que l’enfant ne se réveillait pas, elle avait avisé sa soeur.

Lors de l’instruction, Alicia confiera avoir vu Michel serrer fortement le visage d’Idriss et le secouer car il refusait de manger. Pour le légiste, le décès de l’enfant est consécutif à un traumatisme crânien non accidentel, associant plusieurs impacts traumatiques du crâne. Un ou plusieurs gestes de secouement de l’enfant seraient à l’origine d’un saignement méningé, selon lui.

Le procès débute aujourd’hui à 9 heures. Verdict vendredi. Me Cremades et Me Rodet Baduel sont en partie civile. L’accusation est soutenue par l’avocate générale Clerc. Me Marmillot, Me Cuilleret et Me De Palma en défense.

Source la Provence 

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